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DES RETRAITÉS SE LAMENTENT DEVANT LE SIÈGE DE L’IPRES

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« Sortez !!! Vous ne voyez pas qu’il y a une file. Il faut respecter les gens » !!! Un retraité remonte ainsi les bretelles à un autre retraité. C’est l’ambiance devant le siège l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) sis au Point E, ce vendredi matin. De longues files d’attente y sont observées.

Le constat est fait, par Emedia, que c’est même bouché, dans les couloirs, à l’intérieur des locaux.

Des retraités, qui y patientent depuis l’aube, n’en peuvent plus de rester debout. « Il devait au moins mettre des chaises pour nous permettre de mieux patienter. C’est inadmissible », fulmine-t-on, dans les rangs.

Selon des informations recueillies sur place, les concernés ont reçu des messages les invitant à se présenter à l’IPRES, ce matin. Sauf que la formalité tire en longueur. Trop au goût de certains. Qui sont dans tous leurs états. C’est le cas de Mamadou Sall. Cette personne du 3e âge, qui dénonce des lenteurs dans la procédure d’identification, parle « de manque d’organisation » et « de manque de professionnalisme. »

Dans ce sillage, a-t-il souligné, « ils nous ont demandé de passer ici pour avoir des numéros d’Orange Money ou Wave pour que les virements puissent être transférés. Parce qu’au niveau de la Poste, il y a des problèmes. On ne peut plus y faire des transferts. Quelques fois vous pouvez rester entre une semaine ou deux sans percevoir votre argent. L’IPRES n’a pas de problèmes à ce niveau. »

En revanche, a-t-il ajouté, d’un ton amer, « ils nous ont demandés de contacter un numéro mais vous appelez, personne ne décroche. Vous êtes obligés de venir. »

A la décharge de l’IPRES, même le Directeur général, trouvé dehors, met la main à la pâte. Muni d’un stylo et d’une feuille, il aide les retraités à cocher. Trop pris, il n’a pas souhaité réagir.

Pour rappel, un projet de numérisation était en gestation depuis octobre dernier. « Les moyens de contrôle étant insuffisants, il est arrivé des fois que des pensionnaires puissent toucher plus d’une fois leur pension, sans compter des femmes qui pouvaient accoucher plus de trois fois dans l’année, et les morts qui continuent à percevoir leur pension », justifiait le président du Conseil d’administration de l’IPRES, Mamadou Racine SY.

Dié BA

10 décembre 2021


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