« DES SANCTIONS SERONT PRISES À CHAQUE FOIS QUE LA VIOLENCE S’EXERCERA »

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

"Désormais les universités assumeront leur rôle à chaque fois que des violences s’exerceront dans l’espace universitaire pour que, quelle que soit l’origine, des sanctions soient prises." L’avertissement est lancé par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Anne, suite aux sanctions rendues dernièrement par le Conseil de discipline. Au total, ce sont 250 étudiants qui ont été convoqués, vendredi dernier, après les élections des amicales en Juin. 45 étudiants ont écopé de lourdes sanctions dont une exclusion définitive, et d’autres, allant de deux à cinq ans.

"Les sanctions sont méritées, et ce sera comme cela dorénavant. Il faut que chacun assume pleinement sa responsabilité. On exerce la violence dans l’université. On n’a pas d’excuses, on n’a plus sa place à l’université. Et ça, je pense qu’il faut s’en féliciter", a réagi la tutelle.

Poursuivant, le ministre ajoute pour s’en féliciter : "sur cette question-là, ce que je constate, c’est qu’il y a eu un fonctionnement normal. (L’UCAD) a fonctionné normalement sur cette question parce que c’est le gouvernement qui a demandé à ce que les universités jouent leur rôle. Il faut que tout le monde le comprenne que la violence ne peut pas s’exercer dans l’espace universitaire. Ce n’est pas acceptable. Je ne comprends pas que les gens se prononcent sur la fin d’une procédure qui a été entamée à la suite de violences sur l’espace universitaire perpétrées par des étudiants. On doit se prononcer sur toute l’affaire."

"Nous avons dit qu’il n’était plus question que la violence des étudiants s’exerce sur la voie publique pour un oui ou pour un non. Ils sont restés à l’intérieur de l’université mais on constate que la violence ne s’exerce pas pour des raisons académiques parce que les cours se poursuivaient pendant que les autres étaient en train de brûler la rue. Et là, on le leur a désormais interdit et sont allés s’attaquer à des enseignants", s’est-il désolé.

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