DEUX MILITANTES DE L’APR ET DU PDS SOLDENT LEURS COMPTES À LA BARRE

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INJURES PUBLIQUES

Astou Ndiaye est une militante libérale qui a été attraite à la barre du Tribunal de Pikine Guédiawaye pour le délit d’injures publiques. La plaignante, Adja Codou KA, et elle, militaient au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS) avant que la première ne migre vers l’Alliance pour la République (APR, parti au pouvoir). Ce qui n’était pas du goût de la prévenue, Astou Ndiaye, qui selon la partie civile, ne rate aucune occasion pour la fusiller sur les réseaux sociaux.

Tout sera partie d’une publication dans laquelle l’apériste s’interrogeait sur l’attitude du maire de Djeddah Thiaroye Kao qui aurait octroyé la quasi-totalité des cantines à sa femme, relate le Témoin du jour.

"Après cette publication, elle m’a identifiée et publiée ma photo avec un commentaire insultant, en ne manquant pas de me traiter de cas communautaire. Or, avec cette pandémie galopante, les gens pourraient croire que j’ai la maladie... La politique n’est pas une religion. Lorsque je milite dans un parti et que je ne me retrouve plus dans celui-ci, j’ai le droit de quitter. Depuis lors, elle me prend pour une ennemie. Elle ne manque jamais aucune occasion pour me traiter de tous les noms d’oiseau. Même dans le Conseil municipal de Djeddah Thiaroye Kao où je suis conseillère, quand j’interviens je suis prise à partie par elle et son groupe. Je suis blessée dans ma chair", a déclaré la plaignante à la barre, entre autres accusations.

En face, la prévenue Astou Ndiaye soutient mordicus que depuis que la partie civile a quitté le PDS, elle ne cesse de les attaquer dans les réseaux sociaux. "Je ne l’ai jamais traité de femme de mœurs légères. Ce sont les commentaires qui ont suivi mon post qui l’ont traité de prostituée. J’ai seulement écrit qu’elle était un cas communautaire", s’est-elle défendue.

"Ma cliente a agi en tant que militante du maire", a plaidé son avocat, Me Mouhamadou Moustapha Dieng.

L’affaire est mise en délibéré pour être vidée le 13 avril prochain.

En attendant, le maître des poursuites n’a pas manqué de les sermonner : "vous pensez que la politique, c’est le fait de verser dans les calomnies. On a honte quand on entre dans les réseaux sociaux. On y voit du n’importe quoi. L’internet n’est pas un espace de non-droit. Ce que vous faites est réprimé par la loi".

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