DEVENONS DES MASSES POPULAIRES

news-details
Contribution

C’est irrévocable, ces mots, ces quelques lignes toucheront au moins une personne car étant un domaine très sensible et qui concerne tout un chacun. Il est prétentieux de dire que l’un des maux dont souffre notre Cher pays le Sénégal, c’est nous les citoyens qui en sommes responsables. Ainsi nous espérons de tout cœur qu’à travers ces mots, nous ferons notre autocritique pour pouvoir bâtir un Sénégal meilleur.

Un appel à la solidarité et à la citoyenneté pour un impact durable est alors URGENT.

Solidarité, c’est ce sentiment humanitaire qui pousse à aider autrui. Provenant de l’expression latine « In Solidum » signifiant « POUR LE TOUT », c’est aussi une corrélation sociale, d’engagement et de dépendance réciproques entre une masse collective liée par une communauté de destins. Tant de mots forts qui font montre d’une idée d’assistance et de soutien envers les autres quant à leurs maux.

Venant du latin « Civitas », la citoyenneté définit cette manifestation d’identité commune en vertu non seulement de ces liens unissant une personne à son pays qui est la NATIONALITE mais aussi du rattachement à une communauté politique et culturelle, la NATION.

Ces définitions démontrent de l’importance de ces termes. Malheureusement les enjeux tournants autour de ceux-ci ne sont toujours pas perçus. Face à ce constat, demandons-nous quel est l’état des lieux de la citoyenneté au Sénégal ? Et de quelles manières pouvons-nous promouvoir ces notions pour répondre à nos besoins du présent sans compromettre ceux de la génération future à satisfaire les leurs.

Pour répondre à cette problématique, nous avons le privilège de donner la parole au SENEGAL :

« Opprimé par la politique coloniale, les peuples africains revendiquent leur indépendance. Cela suscite une volonté de construire une Afrique à la hauteur d’une NATION pacifique et moderne. Mais il est bien triste de reconnaître que cet optimisme d’antan s’est transformé en une réalité bouleversante sur des crises que traversent les Etats africains. Nous ne sommes pas sans savoir que la politique est incontournable dans les sociétés humaines. Malheureusement au Sénégal, les partis politiques sont en manque de créativité, de repères. Donc les Hommes qui les constituent se retrouvent dévalués au bas de l’échelle. Ainsi, les questions que je meurs de poser sont : Où sont les Hommes de Gauche qui ne tarissaient pas d’éloges ? Ces hommes qui avaient fait du « Tous » pour UN ou UN pour TOUS, le crédo de leur POLITIQUE.

Ces hommes qui avaient pour mission de lutter à coté des travailleurs pour un devenir meilleur. Où sont ils ? J’ose dire sans complaisance qu’ils se font rares de nos jours. Même s’il en existe bien sûr. Tantôt ils oublient les préoccupations majeures des populations sénégalaises pour des questions matérielles. Dans d’autres situations, ils n’hésitent pas à déserter les terrains de combats principiels, des valeurs des justes causes, pour embrasser et servir les alléchants arcanes du pouvoir.

Cependant, la crise politique au Sénégal ne se limite pas là. Elle constitue un champ assez vaste. Mais le phénomène qui a servi de cheval de bataille ces derniers temps est la suppression du poste de Premier Ministre. Cela nous a permis de remarquer qu’il existe subtilement des dysfonctionnements au niveau des institutions dans notre Chère République. Mais également, il faut oser le dire, nous sommes confrontés à une centralisation du pouvoir au Sommet de l’Etat. Il est malheureux de dire que la politique au Sénégal ne se fait plus dans les règles de l’Art. De ce fait, nous devons y donner un coup de balai. Il faut AGIR, et MAINTENANT. Il est temps dans ce cas que les pertinentes idées s’incarnent et que l’Esprit re - devienne matière.

Par ailleurs, mes ressources naturelles surtout halieutiques et ma population jeune notamment sont mes principaux potentiels. Par ailleurs, mon appellation en langue locale « Sunugal » est le signe d’un ensemble solide. Cependant confronté aux réalités qui me secouent, tout cela ne devient que mirage et hypocrisie. En effet, chez MOI, cette moralité d’assistance à une personne qui est dans le besoin est fausse.

Certains de mes hommes politiques qui ont eu à gagner la confiance de mes enfants, sont les premiers à ne pas leurs témoigner de leur aide. Les plus riches s’enrichissent entre eux. Ce qui explique ce déséquilibre criard entre les niveaux de vie. Les festivités sont les occasions pour certains de parader d’une manière extravagante et à outrance, pour d’autres d’arroser les célébrités de liasse. Tandis qu’une minorité est privilégiée, la majorité croupit dans la misère. En effet, Chez MOI, mes feux rouges sont des réfectoires pour mendiants et les bancs publics, des dortoirs pour les sans abris.
Tant de personnes malades n’arrivent pas à disposer des soins médicaux de base, même dans mes centres médicaux publics.

En outre, être citoyen sénégalais, ce n’est pas seulement une question de nationalité et être titulaire de droits civiques et politiques, c’est également et surtout une participation active à la vie de la société.
Je souffre du manque de patriotisme et de citoyenneté qui sévit chez Moi. Mon sol est jonché d’ordures jetées par vous, mes enfants. Mes murs et autres espaces verts sont vos toilettes. Ce qui est à l’origine de ces odeurs nauséabondes qui nous affectent.

Des expressions malsaines, décousues de valeurs sont malheureusement mises en exergue dans mon pays qui a vu naitre, grandir et passer d’éminents intellectuels.
Vous vous rappelez sans doute de Sata, la fille qui a enflammé la toile ces derniers mois. Elle a eu à faire la « Une » des journaux mais également le tour

des réseaux sociaux à cause de son comportement plus qu’ostentatoire. Mais laissez-moi vous dire que « Sata » ne fait que refléter l’image de la société sénégalaise sous toutes ses formes. Etant donné que les expressions dont elle fait usage sont celles que nous entendons quotidiennement à travers les médias, dans nos maisons, dans les lieux publics. Ces expressions dépassent l’obscénité et conduisent tristement MA Jeunesse vers sa perte ou encore sa désorientation humaine et sociale. Une jeunesse inconsciente des valeurs intrinsèques et cardinales dont elle dispose et qui mène une course effrénée vers le matérialisme, le manque de confiance, et un épanouissement social inexistant.

Par contre, nos médias en ont leur part de Responsabilité. Aucune recherche sérieuse et rigoureuse, sinon la course à la rentabilité, et la visibilité. Le volet éducatif qui aurait dû être la base de leur sacerdoce et de leur déontologie, n’est nullement leur préoccupation.
Il faut oser dire que nos valeurs sont entrain de s’effriter et gare à nous. Nous risquons de les perdre.
Voyez-vous ces émissions médiatisées dépourvues de sens qui participent à la dépravation des mœurs.

Au moindre mécontentement, mes biens publics qui devraient améliorer vos trains de vie en pâtissent, sans oublier mes « citoyens » qui s’installent illégalement sur les trottoirs et qui osent même menacer les autorités étatiques avec leur fameuse phrase : « Damay daan sama doole ». Mais attention « Nul n’est censé ignorer la loi » et « être libre, c’est se gouverner soi-même. Consentir à la règle qu’on se donne n’a rien d’humiliant. Si tu fais la loi, il est normal que tu lui obéisses. Sinon, tu ne te respectes plus toi-même. Cela s’appelle le civisme ».

Dès lors, cher peuple, nous nous devons de forger une attitude de respect envers les autres citoyens, mais aussi à l’égard des infrastructures.
Cher peuple, protégeons et préservons notre environnement en adoptant des attitudes éco-responsables. Et à ce juste effet, nous exhortons l’Etat à équiper toutes les rues de poubelles. Le dicton latin nous dit que : « Men sana in corpore sano ». Pour ainsi dire, un esprit saint dans un corps saint. À cela j’ajouterai qu’un corps s’il se veut sain devra évoluer dans un environnement pur.

Au regard de ces constats précités, mes jeunes citoyens, vous devez avoir l’insigne volonté de repenser et de le construire autrement car oui, des dynamiques de conduite de changement existent à travers une prise de conscience et une interrogation de notre capital citoyen.

Cette quête me pousse à dire qu’il faudrait exiger, de manière urgente, qu’il soit intégré fortement les valeurs de civilité, de solidarité et de civisme dans l’éducation de chaque individu.

Cher Peuple, vous n’êtes pas de simples individus juxtaposés, mais un ensemble d’hommes et de femmes attachés à un projet commun : celui de mon émergence pour notre développement durable.

Chers concitoyens, à la suite de l’appel fait par notre Cher Sénégal, il urge de créer des entreprises collaboratives dans lesquelles nous développerons les valeurs telles que l’Intégrité, la Solidarité, l’Altérité.

Soyons ouverts aux autres, respectons et faisons respecter nos lois et règlements en vigueur. Soyons conscients de nos devoirs. De plus, par l’exercice du droit de vote, manifestons notre volonté ardente à élire nos dirigeants politiques avec convictions. Nous devons faire cesser la gabegie lors des cérémonies. Nous avons la lourde et entière responsabilité de faire évoluer notre communauté en identifiant les problèmes et en y apportant les solutions efficaces et actives pour un développement durable. Nous devons accroitre notre conscience collective car tout manquement et crime d’individus vis-à-vis de la communauté, suscitent l’indignation et la réaction de leurs pairs.

Mais le plus important, c’est que nous devons TOUS nous mettre ensemble. Il est alors urgent et nécessaire de viser des partenariats entre toutes les forces vives de la Nation. Ces dernières doivent penser à des projets sociaux et s’évertueront à apporter des innovations frugales à nos populations. Les associations doivent également S’UNIR pour aider à l’éclosion des potentiels et talents des jeunes. D’ailleurs, l’un des principaux atouts de l’Afrique est sa nouvelle classe créatrice instruite et engagée qui a une soif de réussir : 30.000 bacheliers/an. En 2035, l’Afrique aura la même population instruite qu’en Chine. Donc, la dividende démographique est une réalité avec un fort potentiel de jeunes estimé à deux milliards en 2050.

A titre d’exemples, ne cherchons pas loin : sans être exhaustif, nous pouvons citer au chapitre de ces acteurs sociaux : la Jeune Chambre Internationale du Sénégal, le CAJUST (Citoyens Actifs pour la Justice Sociale) , la chronique des jumeaux, Social Change factory, Ecoles au Sénégal, Kayy JOB, Royukaay, JEADER, Jigueen Challenge, Make Sense, Utamu, Massamba Miroir Club, Architecte du Bien, Les racines de l’Espoir, Young Women For Action, les scouts, les éclaireurs et éclaireuses du Sénégal, les clubs des jeunes filles, et récemment le mouvement Patriotique ‘Ar Li Gnu Bok » etc.

Ces organismes socio-économiques que nous considérons comme de nouvelles classes créatrices instruites, engagées et novatrices n’ont de cesse d’impulser et d’investir chez nos jeunes en éveillant en eux le leadership transformationnel pour un changement positif. En effet, la solidarité est un impératif à atteindre.
Nous voulons des citoyens actifs, solidaires et fraternels qui viennent en aide aux autres de sorte que notre Cher Sénégal se débarrasse de ses peines. Nous avons TOUS sans commune mesure cette ambition à être fiers de notre Patrie.
Chacun de nous se doit de faire ŒUVRE UTILE. Autrement, Dire l’action et la pratiquer. Apprenons aussi à développer le travail d’excellence autour de la

circularité des savoirs transversaux. Pour y arriver, chaque citoyen doit incarner la générosité de croiser les Savoirs avec les autres. Mais aussi, une Education circulaire, autour des valeurs telles que l’Unité, l’Empathie et le Partage, nous y aidera. Sans oublier, une socialisation de la confiance afin de co-construire une société sur la base de l’Ethique et de la Responsabilité sociétale.

Enfin, c’est à nous, la jeunesse aux aguets prête à relever de nouveaux défis de réécrire notre conscience historique et de créer un nouveau type de citoyen face aux remous du monde. Aussi osons-nous dire qu’une jeunesse agissante capable de créer des dynamiques sociales et sociétales, instaurera une Humanité différentielle pour construire de meilleures sociétés.

Nelson Mandela disait qu’il est « très facile de casser et de détruire. Les vrais héros, sont ceux qui font la paix et bâtissent ». À cela, j’y ajouterai que les vrais héros, c’est aussi et surtout ceux qui font cadeau de l’Amour à ceux qui les persécutent. Nous vivons dans un pays pacifique, car nous ferons le choix de nous battre, pour véhiculer la Paix, la Solidarité, pour notre bien-être, et au-delà, pour celui des générations futures.

Vous pouvez réagir à cet article