DIAGNA NDIAYE : « LAISSER UN HERITAGE APRÈS LES JOJ »

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ENTRETIEN SPÉCIAL

Dans cet entretien spécial accordé au groupe Emedia, Mamadou Diagna Ndiaye, le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), fait l’état des lieux des préparatifs des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.

Initialement prévus en 2022, les JOJ ont été finalement repoussés par la Covid-19. N’empêche, souligne le maître d’œuvre, « aujourd’hui, si on avait maintenu 2022, on aurait pu organiser les jeux, sans peut-être l’apport nouveau qui est le stade du Sénégal, qui n’était pas dans le cahier des charges mais qui est évidemment bienvenu. Puisqu’en 17 mois, il est pratiquement en phase de finition. La seule chose qui est peut-être regrettable, c’est les athlètes qui devaient faire 2022, on ne peut peut-être pas les basculer à 2026 parce que l’âge est assez cadré par le Comité olympique international. Mais je pense que l’un dans l’autre, nous avons pu toujours en symbiose, avec le CIO, travailler. On a effectué énormément de missions sur le Sénégal. Ibrahima Wade et ses équipes ont fait la même chose sur Lausanne. Et nous avons, chaque fois, eu à faire les présentations, dire l’étape, la désignation des sites, etc. C’est techniquement sous contrôle. »

A la question de savoir quel legs sera laissé par l’organisation de cet événement, Diagna Ndiaye préfère plutôt parler d’héritage. « Je pense que l’action que l’État a choisi avec nous de faire une co-construction sur l’existant pour laisser un héritage ; cela veut dire qu’on pourra s’en servir après. On n’a pas voulu faire dans le grandiose. Le stade du Sénégal servira forcément. Puisque j’ai suivi des débats avec mes amis du football, sur la qualité du gazon de certaines infrastructures qui font que certaines compétitions ne peuvent pas se tenir ici. Ce ne sera plus le cas. Ils ont vraiment prévu tout ce qu’il fallait pour ça. Aujourd’hui, en termes de réceptifs c’est-à-dire les hôtels, il y a la rénovation du King Fahd Palace, des hôtels en érection à Saly. Pour ce qui est des athlètes, ce sera à Diamniadio. À l’Université Amadou Makhtar Mbow (dont le campus en construction servira d’accueil pour les jeux), mêmes les chambres sont normées. De ce point de vue, je pense qu’on a une certaine avance. »

Selon lui, le comite d’organisation des JOJ Dakar 2026 compte prendre ce report comme un avantage qui permettra d’affiner certains points : « Ça nous donne plus de temps, en termes de trésorerie, de fundraising, pour trouver des moyens additionnels pour assister toutes les fédérations sportives du Sénégal. Il y a des fédérations qui, malheureusement, ont comme siège une cabine téléphonique. On pense à pallier ça. Nous avons fait quelques voyages à Dubaï, et avec certains de nos amis, à l’étranger, qui sont prêts y compris le patronat local, à nous accompagner, et à faire en sorte pour qu’il y ait un héritage utilisable », plaide-t-il.

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