DIALOGUE : LA QUESTION DES LIBERTÉS PUBLIQUES DIVISE LES ACTEURS

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POLITIQUE

La commission politique du dialogue national s’est réunie hier mardi, 18 février. Après la question de l’amnistie à Karim et à Khalifa Sall, les acteurs de la commission politique du dialogue national butent sur la question des libertés publiques. En effet, la lancinante question du statut du chef de l’État et de chef de parti a presque monopolisé les débats. Faute de consensus, la question sera soumise à réflexion aux experts en la matière.

En attendant de trancher sur la question, l’opposition, qui ramène sur la table des discussions l’article 80 du Code pénal, faisant état d’offense au chef de l’État, est formelle : le président de la République ne doit plus être en même temps à la tête de son parti.

« L’opposition dit par exemple qu’à chaque fois que l’on s’adresse au chef de l’État, (les auteurs) sont sous le coup de l’article 80 et 254, portant offense au chef de l’État, et troubles à l’ordre public, etc. Il faudrait, selon eux, que cela avance », indique Babacar Gueye, le président du Front pour l’initiative républicaine (SEN ASKAN), et membre de la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yakaar (BBY), joint par iRadio (90.3).

Ce, au moment où la majorité plaide pour le maintien de cette disposition du Code pénal. « Le chef de l’Etat a besoin du parti quand il va devoir faire son second mandat. Donc, nous pensons que cela peut être un précédent dangereux », souligne Gueye, entre autres arguments.

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