DIRECTION GÉNÉRALE vs SYNDICAT : LE COMBAT CONTINUE AU CESTI

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JUSTICE

La bataille judiciaire opposant le secrétaire général du Saes-Cesti, Moumini Camara à Cousson Traoré et Dominique François Mendy est loin de connaitre son épilogue. Suite à la décision de la 3ème Chambre correctionnelle du tribunal hors classe de Dakar, relaxant son secrétaire général du délit d’injures publiques tout en le déclarant coupable de diffamation, le Saes-Cesti interjette appel pour contester partiellement la décision.

Dans un communiqué reçu par Emedia, la Section SAES-CESTI se dit très surprise de la décision. Celle-ci, mentionne-t-elle, ne paraît pas fondée en droit. Empruntant les propos de leur avocat, Me Moussa Sarr, elle estime que « la citation directe est manifestement irrégulière dans la forme. Il se pose une question d’imputabilité personnelle des propos contenus dans le communiqué de notre section, qui ont été attribués dans la citation directe à notre secrétaire général ».

La section SAES-CESTI maintient ses accusations contre Cousson Traoré Sall

« Il est constant et non contesté que ce communiqué a été signé collégialement par l’ensemble des membres de la section et, par conséquent, il n’est pas possible en droit de retenir la responsabilité personnelle du secrétaire général de la section SAES-CESTI. En droit, il n’existe pas de responsabilité pénale collective, ni de substitution, ni d’emprunt, ni du fait d’autrui encore moins de représentation pénale », rappelé la section Saes-Cesti qui dit maintenir ses accusations à l’encontre de Cousson Traoré.

« Il n’y a jamais eu de délibération du comité pédagogique du CESTI avant la remise des attestations aux professionnels béninois, le 24 juillet 2019 à Cotonou. Les 52 attestations ont été décernées de façon illégale, en violation flagrante des critères pédagogiques prescrits par le décret n° 2010-706 du 10 juin 2010 portant organisation et fonctionnement du CESTI », persiste-t-on dans le document de presse.

« Deux poids, deux mesures »

Par ailleurs, la section SAES-CESTI constate, pour le regretter, que depuis l’éclatement de cette affaire, toute une stratégie a été mise en œuvre à l’UCAD pour protéger Cousson Traoré, y compris au sein même du SAES. « La Coordination SAES du Campus de Dakar n’a pas fait montre du même zèle qu’elle a déployé pour tirer des griffes de la justice un collègue, homme politique, arrêté dans le cadre d’une affaire qui n’avait rien à voir avec ses activités scientifiques et pédagogiques.

Pourtant, l’UCAD a été régulièrement bloquée durant cette affaire. Mais qu’est ce qui justifierait au sein même de notre syndicat ce deux poids deux mesures dans des combats qui sont tous adossés à la défense de principes et de valeurs », s’interroge la Section SAES-CESTI. Qui, dans le même sillage s’étonne aussi du silence du recteur et du directeur des affaires pédagogiques de l’UCAD face à cette forfaiture.

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