image

DOUALA, BAFOUSSAM...PARÉES POUR LE GRAND RENDEZ-VOUS

image

Cinq mois après le tirage au sort de composition des groupes, les villes hôtes de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des Nations ont pris un dernier coup de lifting avant le coup d’envoi de la grande messe du football africain.

Un peu partout, on remarque que l’événement prend une grande ampleur, par les messages d’accueil, les panneaux publicitaires qui invitent un peuple très mordu de foot, à s’intéresser davantage au rendez-vous d’une Can qui a tant fait parler d’elle. Cette sensation est d’ailleurs plus présente à Douala, la capitale. À l’aéroport, les autorités camerounaises sur place font des pieds et des mains pour faciliter les conditions d’arrivée et d’obtention du visa à ceux qui viennent pour la compétition. On sent, nettement que le Cameroun tient à la réussite de l’organisation de son tournoi après tout ce qui en a été dit. A Douala comme à Bafoussam, déjà des changements assez notables se remarquent d’entrée, pour ceux qui étaient ici au mois d’août dernier, lors tirage au sort des poules. Dans la capitale camerounaise, c’est, déjà à l’aéroport que l’on remarque, d’entrée, la déférence des Camerounais pour les visiteurs spéciaux venus pour l’évènement. Prise en charge pour l’attente, processus pour les tests Covid, procédure d’obtention du visa… tout le travail à la chaine est réalisé dans une maitrise parfaite et chacun semble appliquer, sourire aux lèvres, des consignes pour éviter le moindre couac.

« Une affaire de fierté »

Au poste de police des frontières, le commissaire Alhadji Zakari, les officiers de police et toute son équipe se montrent d’une grande disponibilité pour accueillir et orienter les étrangers venus chercher un visa d’entrée pour les besoins de la Can. Un document portant des instructions du Délégué général à la Sûreté urbaine (équivalent de la Dgpn au Sénégal) autorise la délivrance au débarquement du visa d’entrée aux visiteurs étrangers dont les noms sont préalablement transmis par la Confédération africaine de football (Caf). Sous le couvert de l’anonymat, un des collaborateurs du patron des lieux nous confie l’angoisse de tous ses compatriotes pour la réussite de la Can. Il dit : « Il y a tellement de choses qui ont été dites à propos de cette Can que c’est devenu une affaire de fierté, indique-t-il entre la lecture de deux documents. Nous avons tous le devoir de faire en sorte que le séjour de chacun soit réussi et que la Can soit une belle fête pour montrer à tous ceux qui en doutent, que le Cameroun est un grand pays qui sait organiser de grands événements. » Dans le hall de l’aéroport, des membres du Comité local d’organisation de la Can s’activent pour identifier et orienter ceux qui viennent pour le tournoi tandis que les journalistes locaux s’organisent pour connaitre le plan de vol des confrères qui arrivent de différents pays. « Pour le moment, les gens viennent au compte-goutte. Certains attendent l’arrivée de leurs équipes nationales respectives, tandis que d’autres, comme vous, anticipent en venant quelques jours plus tôt et nous les orientons autant que possible dès que nous savons s’ils restent à Douala ou s’ils doivent continuer vers une autre ville », nous explique Marc Chouamo.

« Voir Sadio Mané de si près, ça n’arrive pas tous les jours… »

Autre ville, autre réalité, mais toujours la même volonté de chacun de faciliter les procédures. A Bafoussam, qui accueille la poule B, celle du Sénégal, de la Guinée, du Zimbabwé et du Malawi, les populations se bousculent pour apporter une aide. La ville s’est désormais parée aux couleurs de la compétition et toute la population est désormais totalement convaincue de la tenue du tournoi.

Comme des dizaines de Camerounais de tout âge venus chercher une place de volontaire ou de stadier pour les matchs, Christophe Ekong, la quarantaine, attend les officiels à l’entrée du stade situé dans la province de Kouekong, à une vingtaine de kilomètres de Bafoussam-centre. « Nous espérons pouvoir disposer d’une accréditation en tant que volontaire pour aider à la grande réussite du tournoi mais aussi pour vivre l’évènement de près parce que nous adorons le football et avoir la chance de voir Sadio Mané de si près, ça n’arrive pas tous les jours ! », s’exclame-t-il, en attendant la délivrance du fameux sésame dans un bureau occupé par les responsables de la Caf et du comité d’organisation local.

Babacar Ndaw FAYE & Babacar NDIAYE
(Envoyés spéciaux à Bafoussam)

4 janvier 2022


------------------------------------

Vous pouvez réagir à cet article