DOUDOU KA : « LES FORCES DE L’ORDRE ÉTAIENT EN POSITION DE LÉGITIME DÉFENSE »

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JURY DU DIMANCHE

De violentes manifestations ont éclaté ces derniers jours au Sénégal. Des manifestations qui ont occasionné pas moins de 10 morts et beaucoup de dégâts matériels.

Devant le Jury du dimanche, Doudou Ka, Directeur général de l’aéroport international Blaise Diagne, donne son point de vue sur ces évènements intervenus suite à l’arrestation de Ousmane Sonko, inculpé pour viols répétitifs et menaces, suite aux accusations de la masseuse Adji Sarr.

D’emblée, Doudou Ka a salué la clairvoyance du chef de l’Etat qui, à son avis, a su éviter au pays un bain de sang « malgré les provocations et les incitations à la violence ».

De même, il s’est félicité du professionnalisme des forces de défense et de sécurité qui ont assuré le maintien de l’ordre. Prenant le contre-pied de ceux qui soutiennent que les forces de l’ordre ont ouvert le feu sur les manifestants, Doudou Ka persiste et signe qu’« en aucune façon ces forces de l’ordre ont utilisé la vraie force de l’Etat ».

S’agissant des cas de décès qui ont été enregistrés, il signale que « ce sont des pertes énormes mais c’est souvent inhérent à tout type de manifestation non maitrisé ». Mieux, ajoute-t-il : « les forces de l’ordre étaient en position de légitime défense. L’usage de la force n’a été du tout observé nulle part ».


« LA SÉANCE DE MASSAGE A ALLUMÉ UNE BOMBE SOCIALE LATENTE »

Selon lui, l’enquête qui sera ouverte par les autorités judiciaires permettra de situer les responsabilités des uns et des autres. « C’est vrai, une certaine opinion nationale et internationale a présenté cette crise comme un recul démocratique, un recul de l’Etat de droit ou comme un échec des politiques publiques. Pour ma part, j’ai l’intime conviction que cette crise a fini de démontrer la vitalité démocratique de notre pays puisque malgré les pertes énormes, qui sont à regretter, la jeunesse s’est exprimée et s’est fait entendre. Ce, même si les méthodes ont été décriées ».

Il rappelle que depuis 12 mois, le Sénégal, comme dans tous les pays du monde, a été affecté par une crise dont sa durée a eu des conséquences économique et sociale.

« Cette crise couve une bombe sociale latente. Il ne fallait pas plus qu’une simple séance de massage nocturne dans une période de couvre-feu qui a mal tourné et qui a été bien exploité politiquement et médiatiquement par un opposant pour être le détonateur, l’étincelle qui a allumé cette bombe sociale latente. Cette séance de massage a été exploitée médiatiquement et de façon planifiée », a souligné Doudou Ka, estimant qu’il ne peut pas se prononcer sur fond du dossier qui, selon lui, est en cours d’instruction.

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