DRAME À WAKHINANE NIMZATT : LE PROPRIÉTAIRE DE L’ARME À FEU ARRÊTÉ

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JUSTICE

Djiby Ndaw, le propriétaire de l’arme à feu utilisé dans l’homicide involontaire à Wakhinane Nimzatt, s’est rendu aux limiers du poste de police de la localité qui est l’une des cinq communes d’arrondissement de la ville et département de Guédiawaye.

Lors de son audition, le mis en cause a avoué aux enquêteurs que son arme n’avait pas d’autorisation administrative. Il a révélé avoir approvisionné et chargé le pistolet, alors qu’il accompagnait un de ses parents à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), lundi dernier, la veille du drame qui a coûté la vie au jeune menuisier métallique nommé Mamadou Diakhaby alias Papa Diakhaby, 17 ans.

« J’ai introduit l’arme dans la boîte à gants de ma voiture. J’ai oublié de la décharger et de la retirer du véhicule, à mon retour de l’aéroport », a-t-il ajouté, rapporte Enquête. Il a été finalement placé en garde-à-vue pour les chefs d’accusation de détention d’une arme à feu sans autorisation administrative, de négligence et de mise en danger de la vie d’autrui.

Une négligence qui a malheureusement eu pour conséquence un drame avec la mort du jeune Papa Diakhaby. « C’est parti d’un incident qui a démarré quand Papa Diakhaby (la victime) allait récupérer son repas. Il filmait, avec son téléphone, le (présumé) meurtrier (Alassane Sy). Lequel s’est emparé du pistolet qui se trouvait dans la voiture qu’il nettoyait. Il a visé en direction de Papa, avant d’appuyer sur la gâchette. Il l’a atteint à la tête. À bout portant », a détaillé une source, interrogée par Emedia.

Quant au présumé meurtrier, en l’occurrence Alassane Sy, il a été cueilli avant-hier tard dans la nuit, alors qu’il s’était réfugié chez lui à Hamo. Egalement entendu, il a assuré avoir tiré une première fois mais rien ne s’était passé, car il pensait que c’était une arme factice. Il a, par la suite, pointé l’arme sur la tête de son ami, et a tiré, une seconde fois. L’irréparable s’est produit.

Il a, en outre, confié aux hommes du commissaire Bachir Ndiaye, le patron de la police de Wakhinane Nimzatt, qu’il n’est pas laveur de voitures mais un élève inscrit dans un établissement scolaire de cette partie de la banlieue dakaroise. Il ne venait dans l’entreprise de lavage de voitures de son oncle, qu’à ses heures perdues.

Les mis en cause dans l’affaire devraient être déférés ce jeudi, 27 mai, face au procureur de la République près du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. La famille de la victime réclame justice. "Ce n’est pas la première fois que notre famille est victime de ce genre d’actes. Un de nos frères a été mortellement poignardé et il n’y avait pas eu justice. Nous voulons que cette affaire soit réglée", avait déclaré l’oncle de la victime, dès les premières heures qui ont suivi le drame.

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