DROITS DE L’ENFANT : L’ÉMOTION DE NDIORO NDIAYE, L’INTERPELLATION DE MIMI TOURÉ

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MONUMENT DE LA RENAISSANCE

Après deux faux-départs, le monument de la Renaissance s’est finalement illuminé tout en bleu, ce mercredi, un peu avant 20 heures. Un appel en lumière pour le respect des droits de l’enfant, ce 20 novembre, marquant le 30e anniversaire de l’adoption, en 1989, de la Convention relative aux droits de l’enfant. Présente à la première édition, il y a 30 ans, Ndioro Ndiaye, ex-ministre du Développement social dans le gouvernement socialiste formé en 1988, sous le deuxième mandat du président Abdou Diouf, n’a pas masqué sa grande émotion.

« C’est le fruit d’un travail, réagit-elle au micro de Emedia.sn. Mon ministère était fabuleux, c’était un ministère multisectoriel, il y avait la femme, les enfants, et les personnes âgées. Le président Macky Sall reproduit petit à petit le même modèle. Ce ministère de Ndeye Sally Diop Dieng est celui du développement social parce qu’il est transversal, pluridisciplinaire, et c’est le ministère de l’essentiel. Je suis fière de ce qui a été fait comme progrès. Parce qu’il y a des choses que nous avons investi, (comme) le rachat de la dette pour les programmes enfant, lors de la convention sur les droits de l’enfant. Il y a eu beaucoup de choses en éducation, santé, pour l’accès à l’eau. Bien entendu, il y a toujours à faire, il y aura toujours à faire puisque la population a grandi, la croissance démographique, effectivement, est là. Et les ressources budgétaires sont de plus en plus minces par rapport à l’ampleur de la cible. Mais, je suis fière d’être là aujourd’hui. Je suis contente. »

Pour sa part, Aminata Touré, présidente du Conseil économique, social, et environnemental (CESE), préfère retenir les acquis. « C’est trente ans d’anniversaire pour la convention des droits de l’enfant, se félicite. Beaucoup a été fait notamment au Sénégal. Il faut d’abord célébrer ce qui a été fait. Il faut toujours voir le verre à moitié plein. Les enfants ont beaucoup progressé, on est presque à la scolarisation universelle pour le primaire. La mortalité des enfants a énormément baissé. Le gouvernement du Sénégal a mis la question des enfants au cœur de ses politiques notamment en matière de santé avec la gratuité des soins de 0 à 5 ans. Les bourses familiales ont pour vocation de soutenir la famille, et les enfants. Mais, il reste des défis. C’est quand même encore la lancinante question des enfants de la rue, (celle) des talibés. »

C’est là que la quatrième personnalité de l’Etat interpelle les parents, soulignant : « Il faut qu’il y ait une prise en charge collective des communautés mais d’abord des familles et des 2 parents. Qui sont les premiers responsables du bien-être et du respect des droits des enfants. Il faut que cela entre dans notre culture quand un enfant vient au monde, c’est une bénédiction divine, on doit s’en occuper, veiller à sa survie, à son épanouissement. Et ensuite les autres acteurs viendront. »

Aujourd’hui, indique Ramatoulaye Ndaw, la coordonnatrice de la Cellule d’appui à la protection de l’enfance (CAP), il convient « de continuer la dynamique partenariale noué avec le gouvernement, l’UNICEF, Save de children, world vision, et tous les partenaires, en compagnie de la société civile, pour « travailler de façon plus ordonnée ».

Avant l’illumination, les enfants ont chanté, dansé, dessiné, répondu à des quizz, entre autres activités. « Est-ce que vous vous êtes bien amusés ? », leur pose le clown de service. « Oui », crient-ils, vers 17 heures. Le ’’Oui’’ deviendra plus timide, à 19 heures, lorsque Pr Massamba Gueye, maitre de cérémonie, les interroge de nouveau. La longue attente est passée par là.

Aminata Touré a été accueillie, sur place, à 19 heures précises par Ndèye Sally Diop Dieng, ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants, arrivée, elle, à 18 heures.

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