Des organisations dénoncent les violences faites aux filles en milieu scolaire

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Journée de la Femme

Telle dans une salle de spectacle, beaucoup de jeunes élèves majoritairement féminines suivent avec intérêt un sketch traitant sur les violences sur les filles en milieu scolaire. Ce forum-théâtre a servi d’entrée au menu de la table ronde organisée par la Coalition des organisations en Synergie pour la Défense de l’Education Publique (Cosydep) de concert avec l’ONG ONE, ce jeudi 7 mars 2019. « Les violences à l’égard des filles en milieu scolaire : quelles mesures et solutions durables », est le thème de cette rencontre. Pour Ibrahima Kankou, du Réseau Solution de développement durable dans le Sahel (Sdsn), l’objectif est de « faire disparaitre cette discrimination afin de créer un meilleur tournant pour l’éducation. » Une suggestion est venue de l’audience disant qu’il « faut une mise en place de boite à lettres pour que les filles victimes de violences puissent dénoncer les auteurs », pour hausser le ton afin de parer à cette situation. Il s’agit entre autre d’une déconstruction de l’image négative faites aux filles et une revalorisation de la dimension genre.

Cette table ronde a été animée par trois lycéennes venues respectivement de Limamoulaye de Guédiawaye, du Collège Saint-Pierre et du lycée Les Maristes. « Il est temps de considérer l’image de la fille. On ne peut pas bâtir le bonheur avec la souffrance d’une femme », martèle une des panelistes. Dieynaba Sidibé, artiste à Africulturban, signale que ce n’est pas normal qu’on traite les femmes de « sexe faible ». « N’acceptez pas que les parents ou autres décident à votre place et sachez dire non », conseille-t-elle aux jeunes filles. L’ong ONE, par le biais de sa représentante Anta Fall a présenté une plaidoirie à travers une lettre ouverte co-écrite par 41 activistes de 10 pays africains. Il s’agit d’une alerte à l’endroit des dirigeants du monde sur la question des violences faites aux filles en milieu scolaire. Dans cette lettre, elles interpellent les leaders du monde. « Votre soutien moral ne nous intéresse pas. Nous vous demandons d’agir. L’égalité reste hors portée si elle n’est pas à la portée de toutes et tous », peut-on lire sur la note.

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