Dr BABACAR DIOP, TOUTES GRIFFES DEHORS : « LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER »

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CONFÉRENCE DE PRESSE

Après son communiqué signé de son lit d’hôpital relatif à la poursuite du combat au sein de ’’Nio Lank’’, Dr Babacar Diop a fait face à la presse, ce vendredi après-midi, 27 décembre, pour annoncer sa participation au Grand rassemblement prévu par le collectif de refus le 10 janvier prochain. Assis près des étudiants libérés en même tempe que lui, le professeur de Philosophie à la Faculté de Lettres et Sciences humaines de l’UCAD a choisi le siège d’Amnesty international section Sénégal pour première sortie médiatique suite à sa libération, le 20 décembre dernier. Tout un symbole pour lui.

« Pas libre tant que Guy Marius Sagna et Cie seront de l’autre côté »

« Je réaffirme ma solidarité indéfectible à Guy Marius Sagna, à Fallou Gallas Seck et à Ousmane Sarr qui sont restés jusqu’à présent arbitrairement détenus en prison. Tant qu’ils ne seront pas libérés, il n’y aura pas de stabilité dans ce pays. Nous sommes prêts à continuer le combat jusqu’à la libération de tous les détenus politiques. » Il ajoute : « J’avais promis à mes compatriotes qui sont dans les liens de la détention qu’une fois libre, je serai leur porte-parole pour dénoncer les conditions carcérales inhumaines. La situation catastrophique des prisons du Sénégal et des prisonniers interpelle tous ceux qui luttent pour le respect des droits humains au Sénégal et ailleurs dans le monde. Nous n’avons aucunement le droit, en notre qualité d’humain tout court, de nous taire sur ce qui se passe à l’intérieur de nos prisons ».

Martelant que la MAR « est une citadelle de la violence, un condensé de toutes les formes d’injustices de la société. De l’entrée à la sortie, les prisonniers ne rencontrent que la violence. Dans toutes les circonstances, la dignité humaine doit être respectée. (A la place) les prisonniers s’entassent comme des pots de sardines dans des chambres qui ne devraient même pas accueillir des animaux. Certains prisonniers restent debout toute la nuit, faute de places pour se coucher ou s’asseoir. J’ai pu constater, en raison du surpeuplement carcéral, que plusieurs prisonniers restent des jours sans se laver. » Autre exemple, enchaîne-t-il pour s’en offusquer : « la chambre 1 accueille 200 personnes qui se bousculent pour respirer l’air frais et font la queue, du matin au soir, pour satisfaire leurs besoins naturels dans une seule toilette prévue à cet effet. »

Plainte contre 4 gardes pénitentiaires

Revenant à la charge par rapport à ses conditions d’incarcération à la Maison d’arrêt de Rebeuss (MAR), l’ex-détenu, déchirant le communiqué de l’administration pénitentiaire niant toute agression sur sa personne, a annoncé une plainte contre les gardes pénitentiaires. Qui, accuse-t-il, l’ont « sauvagement » agressé. Ladite plainte sera introduite dès la semaine prochaine par ses avocats contre ses 4 « agresseurs » qu’il dit avoir identifiés. D’après son récit, dès son arrivée dans la prison, après son placement sous mandat de dépôt le mercredi, 4 décembre, dernier, il a été ainsi accueilli par les gardes pénitentiaires : « Ici, c’est Rebeuss, toi tu passes ton temps à parler à la télé. Tu parles trop, tu vas voir ».

Combat contre la hausse du prix de l’électricité

Concernant l’autre revendication portant sur la lutte contre la hausse du prix de l’électricité, Dr Babacar Diop assène : « La SENELEC en soi est un énorme scandale. Nous ne sommes pas prêts à payer un seul franc de plus. Les prochaines mobilisations seront du front seront l’occasion de montrer au gouvernement notre détermination sans faille ».

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