ECOBANK LANCE ELLEVER POUR BOOSTER L’ENTREPRENEURIAT FÉMININ

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Economie

ELLEVER, comme le verbe élever (porter plus haut) précédé du pronom elle consacré à la femme. Il s’agit d’un nouveau programme panafricain lancé ce jeudi 9 septembre 2021, par Ecobank. "Les PME (Petites et moyennes entreprises) sont les principaux moteurs de créations d’emplois dans nos pays. Plus de 90% des entreprises sont des PME, en Afrique. Près de 26% des femmes, en Afrique, soit près de 140 millions de femmes dirigent une entreprise. C’est l’un des taux les plus élevés au monde. Cependant, les entreprises féminines, en Afrique, sont confrontées à un énorme déficit de financement, estimé à 42 milliards de dollars, ainsi qu’à des difficultés à accéder à un marché plus large", a souligné le Directeur général d’Ecobank, Sahid Yallou, dans son mot de bienvenue.

C’est fort de ce constat, a-t-il ajouté, qu’"à Ecobank, nous avons estimé que le potentiel largement inexploité des entreprises détenues ou dirigées par les femmes peut jouer un rôle crucial pour le développement de l’Afrique." D’autant plus qu’a-t-il indiqué, "subventionner ces entreprises représente une opportunité immense pour la banque si l’on connait la rigueur de la femme dans la gestion."

Par ailleurs, si Ecobank Sénégal a entrepris ELLEVER, a souligné son Directeur général, c’est aussi qu’elle est dirigée "par un comité exécutif composé à hauteur de 42% de femmes." "C’est donc, à juste titre, que nous avons pris le soin de lancer cette initiative", a justifié Sahid Yallou.

Empêchée, Aminata Assome Diatta, le ministre du Commerce et des PME, était représentée par son Secrétaire général, Samba Ndaw. C’est par la voix de ce dernier qu’elle s’est félicitée de l’initiative qui permettra aux femmes d’exploiter "leur immense talent entrepreneurial".

D’autant plus qu’a-t-elle approuvé, "ce programme vient dans un contexte particulier de ralentissement économique, de réduction des ressources des entreprises et des ménages. Il offre aux femmes entrepreneures un partenariat leur permettant d’accéder à des services financiers adaptés à leur besoin, de lever les nombreuses contraintes rencontrées par les PME".

"Il est important aujourd’hui que l’ensemble des mécanismes ELLEVER soient en faveur des femmes qui sont dans une activité de prospérité, de richesse, pour pouvoir redistribuer et qu’on ait un effet de parapluie en partant du haut vers le bas, dans le développement des activités de femmes", a tenu à lancer, à sa suite, la directrice de la société Technologies services, Dédé Ba Gueye, par ailleurs cheffe d’entreprise depuis plus de 30 ans. D’autant plus qu’a-t-elle souligné, "il ne sera pas seulement question de mettre à disposition des ressources financières" mais permettre "in fine aux femmes de se réaliser pleinement tout en étant dans la multitude de leurs fonctions. C’est-à-dire femme, épouse, mère, amie, collègue".

En effet, à côté d’un soutien financier, "qui part du besoin en fonds de roulement à l’investissement mais aussi au financement pour leur permettre d’accéder aux marchés publics qui constituent des opportunités pour les entreprises", ELLEVER propose un "accompagnement non financier", a détaillé la directrice du Département commercial banque et du réseau d’agences, Assiétou Thiam Diakhaté.

Sur ce volet, elle a insisté sur le renforcement des capacités dont l’éducation financière, l’accès à la nouvelle technologie, la formation adaptée à l’activité et aux besoins.

Pour permettre l’épanouissement de la femme dans son cadre de travail, Ecobank cible les entreprises créées par une femme ou qui détiennent 50% au minimum des parts de l’activité. Celles qui emploient minimum, dans leur personnel, 30% de femmes, et qui produisent des biens et services exclusivement dédiés aux femmes.

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