EDUCATION : LES CONDITIONS D’UNE REPRISE DES COURS RISQUÉE

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LR DU TEMPS

Invités de Lr du temps, émission d’Alassane Samba Diop, sur iRadio et Itv, ce dimanche, 10 mai, Souleymane Gomis, enseignant-chercheur et sociologue de l’Éducation à l’UCAD, et Kalidou Diallo, ex-ministre de l’Éducation nationale, encadrent les conditions de reprise des cours des élèves en classe d’examen fixée au 2 juin prochain.

Le premier nommé qui a fini de trancher la question, insistant sur « la nécessité » de rouvrir les écoles, appelle, toutefois, à rassurer les parents d’élèves en proie à une profonde angoisse par rapport à l’évolution de la maladie à Covid-19 au Sénégal.

« La préoccupation se situe à quelle période les ouvrir ? Comment les ouvrir ? Avec quelles méthodes pour éviter que la maladie se propage dans notre pays ? C’est là où se situe le débat. Je comprends bien l’inquiétude des parents, également la décision politique parce qu’il faut savoir se projeter. On ne peut pas attendre la date du 2 juin pour dire nous ouvrons. Il faut traverser toutes les étapes pour arriver à cette date du 2 juin. Notre vœu serait qu’à la date du 2 juin, qu’il y ait moins de cas de contamination dans notre pays. »

L’ex-ministre va plus loin, soulignant que toutes les décisions qui sont et seront prises devront l’être dans le cadre « du consensus » entre les différents acteurs. A l’en croire, des mesures ont été prises pour encadrer les conditions de cette reprise : « ils sont dans une procédure tout à fait claire disant que nous allons d’abord commencer avec les classes d’examen. Du point de vue des effectifs, ils ne sont pas nombreux par rapport à l’ensemble des 3 millions 500 élèves. Donc, la cour va être plus libre. »

Mais, « on va convoquer l’ensemble des enseignants à partir je pense du 28 mai. Parce que, nous avons des effectifs pléthoriques, et il est envisagé de diviser ces classes en groupes par exemple de 15 ou de 20, et d’affecter un professeur. Il y a aussi des mesures de distanciation sociale, et des dispositions sanitaires. »

Prenant le cas des régions qui ne sont pas infectées par le coronavirus, comme Matam, et Kédougou, l’ex-ministre insiste sur une stratégie pour les protéger surtout avec le risque que constitue les déplacements des enseignants qui quittent leur localité pour venir y enseigner. Des dispositions doivent être prises, dit-il, pour qu’on soit fixé sur leur état de santé avant la reprise, en rapport avec le corps médical.

Toutefois, un nouveau report n’est pas exclu.

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