EFFONDREMENT D’UNE DALLE : L’ÉNEA, UN BATIMENT EN PÉRIL

news-details
ACCIDENT DE TRAVAIL

Les étudiants de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA) sont dans tous leurs états. Ces derniers ont battu le macadam, ce mardi, pour dénoncer les conditions précaires dans lesquelles ils étudient. Ce, après que la dalle des toilettes s’est affaissée sur une femme de ménage, ce matin. Cette dernière, grièvement blessée, a été évacuée dans un hôpital de la place pour des soins.

Derrière cet imposant édifice, qui forme des agents en développement, une dure réalité. La quasi totalité des bâtiments menacent ruine. Des murs fissurés et des toitures craquelées. Les toilettes dans un piteux état. L’eau qui suinte de partout dégage une odeur nauséabonde.

Maguette Ndiaye est outré. « Les étudiants de l’Enea sont en train de vivre dans un océan de malheur. Chaque jour, on subit la même situation. Aujourd’hui, c’est la dame qui nettoyait les toilettes qui a eu cet accident, mais demain cela pourrait être un autre camarade ou moi », alerte l’étudiant en troisième année de formation en Aménagement du territoire. Qui décrit des conditions de travail insupportables. « Nous sommes fatigués. Cette situation est déplorable. Depuis plusieurs jours, nous ne cessons de négocier mais les autorités de cette école font la sourde oreille. Alors qu’à la fin du mois, les autorités du Coud toquent aux portes pour réclamer les paiements. En retour, rien n’est fait pour les étudiants », peste Maguette Ndiaye. Alors que, dénonce-t-il, plusieurs de ces chambres sont occupés par des agents du Coud.


« Nous sommes tous en danger »

Guéda Ndiaye ne mâche pas non plus ses mots. « Nous sommes tous en danger, notre vie est menacée et si nous restons passifs, le drame va s’abattre sur nous. Ne soyez pas surpris si on vous appelle et on vous informe que les bâtiments se sont effondrés sur les étudiants. Et si rien n’est fait, c’est cela exactement qui va se passer », prévient Guéda Diop, étudiante en troisième année au département Développement communautaire. Elle informe que les étudiants ont saisi les autorités universitaires pour apporter solution à leur problème, en vain. « Elles font la sourde oreille », dit-elle. En plus de la vétusté des bâtiments, les étudiants dénoncent également l’insécurité grandissante qui, selon eux, prévaut au sein de leur établissement.

Ainsi, ils interpellent directement le président de la République pour la résolution de tous ces maux qui peuvent avoir des impacts négatifs sur les résultats. N’étant pas prêts à jeter l’éponge, les étudiants s’engagent à poursuivre le combat jusqu’au bout. « On ne peut pas parler d’émergence ni de développement si cette école qui doit produire les agents de développement est dans une situation moribonde. Ce n’est pas possible. Le combat continu », prévient Guéda Diop.

Nous avons essayé d’entrer en contact avec le directeur des œuvres sociales pour avoir sa version des faits mais en vain. « Nous ne parlons pas à la presse », nous a répondu l’homme que nous avons trouvé devant le portail de la direction.

Vous pouvez réagir à cet article