EL HADJI KASSÉ : « POURQUOI IL Y A CE DÉNI DE LA MALADIE »

news-details
JURY DU DIMANCHE

Le Sénégal subit une troisième vague sans précédent due au variant Delta. Malgré les ravages du virus, certains sénégalais continuent de nier l’existence de la maladie. D’autres sont sceptiques vis-à-vis du vaccin. Invité à l’émission Jury du Dimanche (JDD) animé par, Mamoudou Ibra Kane, El Hadji Hamidou Kassé, ministre conseiller en Art et Culture auprès du chef de l’Etat et membre de l’Apr pense que ce déni n’est pas un phénomène propre au Sénégal. « On a même connu certains pays où des mobilisations ont eu lieu contre le vaccin. D’autres où des complotistes, parfois des scientifiques, sont allés jusqu’à nier l’évidence de la maladie à fortiori le petit peuple. Mais ça, ce n’est pas propre au Sénégal. L’être humain c’est un complexe c’est-à-dire c’est tout un réseau de sentiments ce qu’on appelle les affects en général (émotion, peur,..). Il y’a ça mais il y’a aussi la raison. Et, il y’a chez certains une telle tension des affects qui expose au déni de même ce qui est évident à fortiori cette maladie-là », a-t-il dit sur les ondes de la 90.3 Iradio. Avant d’expliquer : « Vous savez que c’est un virus que personne ne voit. Certains disent qu’ils n’ont jamais vu quelqu’un qui en a et au nom de quoi ils croiraient à l’existence de ce vaccin ? D’autres disent que c’est l’Etat du Sénégal qui a fomenté tout cela pour faire taire les gens ».

« Le relâchement ne saurait être imputable tout simplement à l’Etat »

Sur une question de savoir est-ce que l’Etat du Sénégal n’est pas à l’origine de ce relâchement qui a conduit à cette 3e vague ? Il a répondu que ce relâchement ne saurait être imputable tout simplement à l’Etat. « C’est un relâchement général. Dans le monde entier les gens ont parlé de la lassitude des populations à toujours porter les masques, à endurer les restrictions à la liberté, l’enfermement qui est un autre nom du confinement. Ce qui a caractérisé la gestion de la Covid depuis le début jusqu’à présent c’est le double principe : de la fermeté, de la flexibilité qui signifie également « adaptabilité », indique Kassé. Selon lui quand la maladie a commencé à baisser on a ouvert. Il y’a eu un « relâchement » c’est-à-dire un peu plus de liberté pour les gens de circuler. Sur la responsabilité de l’Etat, l’invité du jour de Mamoudou Ibra Kane déclare que : « je ne pense pas qu’il y’ait un Etat dans le monde qui a une parfaite maîtrise de l’évolution du virus. Parce que ce sont des variants et les variants ne donnent pas trop de marge de manœuvre à un Etat ou à la communauté scientifique de prévoir ce qui va se passer dans un mois ou dans un an. On ne peut travailler que sur des hypothèses ».

Suffisant donc pour lui de dire que ce que l’Etat peut faire c’est de prendre des décisions dans la sensibilisation, dans l’information mais également dans la mise en place des outils et des infrastructures nécessaires pour prendre en charge les malades.

Vous pouvez réagir à cet article