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EMBALO ADOUBE LE DUO DOUMBOUYA-GOÏTA ET ÉGRATIGNE CONDÉ

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Dans une interview accordée à Rfi, le président Bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, annonce qu’il se rendra "incessamment" à Conakry. Il appelle déjà le chef des putschistes, le colonel Mamadi Doumbouya, "mon petit-frère". C’est un secret de polichinelle que lui et le président guinée déchu, Alpha Condé, ne se piffent pas. "Doumbouya, on a même parlé avant-hier. Aujourd’hui, c’est un chef d’État de facto. Doumbouya et Goïta sont des chefs d’État", a-t-il revendiqué, malgré les sanctions de la CEDEAO.

"Des fois, il ne faut pas juger la réaction, il faut juger la provocation. Nous, on dit ça dans l’armée. Le président Alpha, son âge n’a pas joué en sa faveur et son tempérament non plus. Il s’était fait trop d’ennemis", a-t-il répondu, end réaction aux successions de coups d’État, dans la zone.

A l’en croire, les négociations pour l’exil d’Alpha Condé suivent leur cours. "Le président Sassou-Nguesso du Congo est parmi les premiers à le préconiser. Il a dit qu’il pouvait le prendre. C’est un ami de longue date du président Alpha Condé. Le président Sassou quand il m’a appelé, et beaucoup d’autres présidents. Erdogan m’avait appelé. Beaucoup de chefs d’État ne connaissaient pas Doumbouya. Mais j’ai cherché le numéro de Doumbouya. Je lui ai dit « mon frère, il faut tenir en considération l’âge d’Alpha", a-t-il confié, en marge de sa visite en France.

D’ailleurs, le président turc Erdogan serait au cœur de celles-ci. "Le président Erdogan de Turquie aussi. Erdogan m’avait dit qu’il pouvait prendre Alpha pour des questions humanitaires, pour voir son médecin parce qu’il a son médecin là-bas. Moi, je n’ai fait que transmettre. Mais le président Sassou-Nguesso effectivement je ne l’ai jamais vu triste comme ces jours, pendant le coup d’État".

L’hôte du président français Emmanuel Macron, a, toutefois, nié toute préparation de coup d’État en cours, dans son pays.

Dié BA

18 octobre 2021