EMBALO : "ALPHA CONDÉ DOIT SIGNER SA LETTRE DE DÉMISSION"

news-details
Coup d’État en Guinée

Après Macky Sall, Umaro Sissoco Embaló, le président bissau-guinéen, brise le silence sur le putsch survenu en Guinée voisine, le 5 septembre dernier. Certes, ses relations avec le président guinéen déchu, Alpha Condé, n’étaient pas au beau fixe mais il affirme s’activer pour la libération de ce dernier.

Contacté par Jeune Afrique, il indique qu’il est toujours « par principe » opposé aux putschs et qu’il « fait tout pour qu’on sorte Alpha de là ». « On ne s’aimait pas, mais je suis consterné par ce qui est arrivé. Les images qui ont circulé ne sont pas acceptables et cela m’attriste. Nous étions en désaccord sur presque tout, mais il est mon grand-père » confie-t-il à nos confrères.

« Sitôt après les évènements, je me suis immédiatement occupé du sort d’Alpha"

D’ailleurs, poursuit-il, il s’est entretenu à plusieurs reprises avec Mamady Doumbouya, le nouvel homme fort de la Guinée. « Sitôt après les évènements, je me suis immédiatement occupé du sort d’Alpha », précise Embaló. Il affirme également avoir téléphoné à Nana Akufo-Addo, le président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), pour plaider en faveur d’un communiqué de l’organisation sous régionale condamnant ce coup de force.

En aparté, Umaro Sissoco Embaló affirme, toutefois, que l’ancien homme fort de Conakry « doit signer sa lettre de démission. »

Pour rappel, devant la tribune du sommet de la CEDEAO tenu en juin dernier, au Ghana, ce dernier, irrité par la fermeture des frontières, avait lancé des piques à son homologue guinéen. "Je regarde ici mais personne ne comprend. Parce qu’il n’y a pas de guerre entre le Sénégal et la Guinée (Conakry). Du fait de l’esprit d’amitié au sein de la CEDEAO, nous devons dire la vérité au président Alpha (Condé). Il n’avait pas le droit de fermer les frontières avec le Sénégal, la Guinée Bissau et la Sierra Leone. Je n’enverrai jamais des ministres pour signer ces types d’accords", avait-il attaqué.

Le président ghanéen, Nana Akufo Addo, en exercice à la CEDEAO, avait tenté de les réconcilier.

Vous pouvez réagir à cet article