image

« EMEDIA A UN RÔLE SOCIAL DE FORMATION ET D’ÉDUCATION »

image

Lors de sa visite de prise de contact en tant que nouveau ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Économie numérique, à Emedia Invest, Moussa Bocar Thiam, a encensé la dernière-née des entreprises de presse. « Parmi les acteurs clés des médias, ici, au Sénégal, il y a votre entreprise. Vous avez la crédibilité des hommes. Emedia a un rôle social de formation et d’éducation », a-t-il apprécié, reçu par le top management du groupe, ce jeudi 13 octobre.

Le groupe Emedia Invest a reçu, ce jeudi 13 octobre 2022, la visite du ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Moussa Bocar Thiam. Une occasion qu’il a saisie pour citer le groupe de presse lancé en 2018 en exemple, saluant « des hommes crédibles », à son accueil par le Directeur de la Communication, du Numérique et du Pôle édition, Mamadou Ndiaye, en compagnie du Directeur d’Iradio et d’Itv, Alassane Samba Diop, et d’autres chefs de services, au nom du Directeur général, Mamoudou Ibra Kane, absent.

« Vous avez la crédibilité des hommes »

Après une visite des locaux formant toutes les entités du groupe, il a apprécié la « spécificité » du montage du groupe, tout en exprimant son souhait de voir un « mimétisme », soulignant que le modèle doit être copié. « C’est vraiment un plaisir, a-t-il, en effet, relevé, évoquant « une visite de contact et de courtoisie, qui s’inscrit dans le cadre de (sa) mission en tant que ministre du département. » Il a ainsi souligné « qu’il est de (son) devoir d’aller d’abord vers les acteurs dans les premiers pas de (ses) fonctions. Parmi les acteurs clés des médias, ici au Sénégal, il y a votre entreprise, parmi les dernières nées. Je pense que cela est dû à la spécificité du (montage) du groupe. Qui est un média créé par des journalistes, des gens du sérail. Une évolution majeure qui va avoir un impact sur les générations futures de journalistes. »

Le fonds d’appui à la presse passera à 1,9 milliard en 2023

C’est compte tenu du « rôle qu’Emedia joue » dans l’échiquier médiatique que le ministre de tutelle a exprimé à ses équipes « sa disponibilité » à les accompagner dans « la mise en œuvre d’un environnement compétitif », permettant « de faire face aux défis du moment. » Dans ce sens, il a annoncé que le Fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp), qui a été revu à la hausse, passera d’1,4 milliard, en 2022, à près de 2 milliards, en 2023. Il a ajouté que la mise en place « d’un système pour accompagner les projets » des médias sérieux dont Emedia est en chantier.

Inverser le regard sur la presse sénégalaise et africaine

Devant la tutelle, le top management du groupe Emedia a plaidé pour de meilleurs rapports entre le pouvoir et les médias. « Nous nous battons pour une inversion de l’ordre de circulation de l’information, a appuyé le représentant du Directeur général d’Emedia Invest. Mais, nous avons aussi des difficultés. Ces difficultés, c’est encore élargir le spectre d’accès à l’information, permettre à ce que le gouvernement soit prompt à se dire quand un journaliste appelle, cela doit être motivé pour l’éclairage des opinions. Donc, le ministre ou son représentant doit être dans une certaine spontanéité pour dialoguer avec les journalistes, avec les médias et même temps aussi les comprendre. Dans vos travaux souvent, vous êtes amené à vous dire que les médias étrangers sont les plus réceptifs au discours sur Sénégal ou sur le continent africain. Mais, inversons la tendance, et regardons aujourd’hui si un ministre de la République confie une information à un média local. La chance que ce média aura, c’est d’être repris par les média extérieurs. On se dira la source, c’est Emedia, c’est Tfm, c’est la Rts…. Je les cite parce que nous ne sommes dans aucune animosité. »

Évaluation du secteur

Il ajoutera que la tutelle doit « sensibiliser ses collègues sur ça, sur des questions sensibles, de stratégie en même temps sur les questions de gouvernance », pour une « logique économique et commerciale ».

Pour Alassane Samba Diop, insistant sur la ligne éditoriale du groupe basée sur « la responsabilité, l’équilibre et l’information à la source », les défis de l’heure concernent aussi l’assainissement du secteur, contre le buzz et les fake news. Il s’agit, selon lui, de combattre « la gangrène », justifiant que « c’est extrêmement important parce que la stabilité d’un pays, la démocratie, tout va avec. » Par rapport aux Gafa, « on ne peut pas comprendre que Google, Facebook, Whatsapp pompent les contenus des médias africains et qu’ils ne soient pas rémunérés », a-t-il renchéri.

Die BA
Photos : Sérigne Saliou Déme

13 octobre 2022


------------------------------------

Vous pouvez réagir à cet article