EMEUTES DE MARS : ALIOUNE TINE APPELLE À UNE INTROSPECTION

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JURY DU DIMANCHE

Alors que l’heure est à l’apaisement, le président de la République a profité du Conseil présidentiel pour évoquer une nouvelle fois les émeutes du mois de mars derniers qui ont fait 13 morts et plusieurs blessés. Macky Sall, après avoir lancé un appel à la citoyenneté à la jeunesse, a rappelé que le Sénégal est une grande démocratie sinon on aurait sombré avec un bilan plus catastrophique.

Cependant, il a mis en garde en indiquant que ce qui s’est passé ce mois là ne se reproduira plus. Alioune Tine, invité du Jury du dimanche, a été interpellé sur cette sortie du chef de l’Etat que certains considèrent comme des menaces. Mais, pour le fondateur de Africajom Center, le président de la République est dans son rôle de tenir de telles paroles. « C’est une réponse par rapport à des déclarations qui sont faites. Ousmane Sonko fait des déclarations qui sont itératives. Donc, nous avons une réponse du berger à la bergère », a indiqué Alioune Tine qui, toutefois, s’empresse de rappeler les différentes parties à la retenue puisque, à ses yeux, « cela n’est pas la solution et c’est une impasse ».


« NOUS AVONS TOUCHÉ LA LIMITE »

Pour Alioune Tine, les autorités politiques n’ont pas encore pris la mesure de la mesure de la gravité de la crise que nous avons passée. « C’est une crise extrêmement grave où nous avons vraiment touché les limites de fonctionnement de nos institutions publiques. Tous les partis politiques, toutes obédiences confondues, sont totalement passés à côté. Il nous faut tirer les leçons de cette crise. Les leçons de cette crise, ce n’est pas une question de revanche encore moins une question de montrer les gros bras, ni de menace. Je pense que cette attitude est très décevante. Ils n’ont pas compris, ils n’ont pas saisi », déplore-t-il. Il poursuit : « cette crise nous donne une opportunité de faire une véritable rétrospection, de diagnostiquer ce qui n’a pas marché parce que ce pays était en train de basculer ».

Analysant les discours des uns et des autres, le défenseur des droits humains invite les leader politiques a fait attention d’autant plus que le pouvoir personnel n’est pas possible au Sénégal. C’est pour cela, indique-t-il, le Sénégal a besoin des organes de régulation de lutte contre la corruption. Et, il faut réfléchir de manière à ce que ces organes fonctionnent. Il faut qu’on soulève, d’après lui, le bâton par rapport à la corruption. « Il n’y a jamais eu de sanction par rapport à ces dérives », dénonce-t-il.

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