EMIGRATION IRREGULIERE : VERS LA CREATION D’UNE BANQUE DE DEVELOPPEMENT

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POLITIQUE

Les drames de l’émigration irrégulière préoccupent la représentation nationale. Les députés ont plaidé pour la mutualisation des efforts concernant les offres de financements, pour une meilleure efficience, lors du débat autour des considérations générales du budget 2021.

Mously Diakhaté, la députée du groupe parlementaire de la majorité, Benno Bokk Yakaar (BBY), qui a posé la question, a relevé, pour s’en indigner, que certains demandeurs pouvaient bénéficier de financements de trois agences au détriment d’autres ayants-droit.

Dans sa réponse, Abdoulaye Daouda Diallo, le ministre des Finances et du Budget, a annoncé la création d’une banque visant à combler "le maillon qui manque dans notre chaînon" autrement dit "un système de garantie performant pour répondre au besoin de financements de notre économie.

"Le chef de l’État nous a donnés des instructions dans le sens de créer cette banque d’ici la fin de l’année. Nous y travaillons dans le cadre d’une holding où on devra effectivement mettre la BNDE, la BHS, la Banque agricole, le FONGIP, dans une structure qu’on pourrait appeler une banque nationale de développement, pour booster le financement de notre économie à des taux accessibles, aux PME et PMI."

Amadou Hott, ministre de l’Économie, de la Coopération et du Plan, d’ajouter : "nous avons (également) le FONSIS, la Caisse des dépôts et consignations, différents fonds de soutien à la micro-finance, la DER, etc. Il faudra qu’on travaille sur une mutualisation pour qu’on ait un Registre unique des ayants-droit, et des demandeurs également pour qu’on ne puisse pas aller dans plusieurs agences et obtenir plusieurs financements à la fois. Avec le RNU, l’objectif du gouvernement, c’est d’avoir une sorte de RNU également des ayants-droit du financement mais aussi de l’appui technique."

Par ailleurs, 300 milliards F CFA sont prévus en lignes de financements pour accompagner le secteur privé.

Le budget 2021 est projeté à 4 589 milliards F CFA, soit une augmentation de 373 milliards. Laquelle enveloppe a été affectée à des dépenses prioritaires, dans le cadre de la relance, a décliné l’argentier de l’État, indiquant qu’au niveau de la Santé, il y a 25 milliards, l’Agriculture, 19 milliards, l’Éducation, 51 milliards, la Jeunesse, 20 milliards, et dépense pour la sécurité nationale, 67 milliards F CFA.

"C’est des augmentations dans ces chapitres qui sont venus s’ajouter à des dotations déjà existantes. Dans la vision de développement, il nous faut oser, aller véritablement vers beaucoup de créations d’emplois, c’est la finalité. Mais il nous faut passer par beaucoup d’étapes pour arriver à ce niveau. Il nous faut d’abord, faire dans l’Éducation. Le budget affecté à l’Éducation au titre de l’année 2021 dépasse les 25% du budget. Il nous faut avoir une jeunesse bien formée. C’est d’abord la priorité. Ensuite, aller vers une industrialisation, vers des services pour que cette jeunesse puisse s’y retrouver", a-t-il expliqué.

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