EN CAS D’ANNÉE BLANCHE, 400 MILLE ENFANTS NE POURRONT PAS ALLER À L’ECOLE

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EDUCATION

« Une année blanche induit des effets néfastes sur le système éducatif et sur l’économie du pays ». L’alerte est sonnée par Mohamed Moustapha Diagne, le porte-parole du ministère de l’Éducation nationale. Qui précise, dans un entretien accordé au journal Libération, « qu’à cause du redoublement général, les capacités d’accueil des classes de CI ne pourraient certainement pas contenir plus de 400 000 nouveaux enfants recrutés. Beaucoup d’élèves seraient atteints par la limite d’âge, le découragement et le taux d’abandon pourraient atteindre des niveaux très élevés. Pire, en cas d’année invalide les élèves en situation de redoublement sont purement et simplement exclus et l’État perdrait 526 milliards de budget. On peut alors aisément comprendre que le ministère de l’Éducation nationale travaille inlassablement pour sauver l’année scolaire. Et c’est possible. Le ministère va renforcer et faire le suivi du dispositif qu’il a mis en place dans les écoles et établissements scolaires. En respectant le protocole de sécurité sanitaire, il est bien possible de reprendre progressivement les enseignements-apprentissages. »

Dans un autre registre, il signale qu’à la date du jeudi, 4 juin, 15 enseignants ont été testés positifs au Sénégal. Par contre, le collaborateur de Mamadou Talla rejette tout lien entre ces cas et le fameux rassemblement observé au Terminus Liberté lors du départ de Dakar des enseignants vers leur lieu d’affectation peu avant la réouverture prévue puis annulée le 2 juin dernier.

« Cette affirmation relève du domaine de l’outrecuidance et même de la fatuité. Comment peut-on croire qu’un enseignant qui a quitté Dakar le matin et qui est testé positif à Ziguinchor le soir, a été contaminé le même jour ? C’est simplement pour dire que ces enseignants ont été contaminés avant d’être convoyés par le ministère. En effet, personne n’ignore la période d’incubation du virus », a-t-il clos.

Selon ses estimations, 13 000 enseignants ont été disséminés dans les seize académies du ministère.

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