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EN VISITE À EMEDIA, UNE DÉLÉGATION DE L’UNIVERSITÉ ÉLECTROTECHIQUE DE SAINT-PÉTERESBOURG ANNONCE UN PROJET DE FORMATION

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Une délégation d’universitaires russes sillonne l’Afrique. Le Sénégal, un des pays prioritaires, est la deuxième étape de leur tournée, après l’Égypte, avant de se rendre au Mali. Anastasia Minina, vice-rectrice aux Affaires internationales de l’Université électrotechnique de Saint-Pétersbourg ETU "LETI", explique que « le but est de rencontrer les universités » dans le cadre du projet de formation d’ingénieurs africains. Au cours des 60 dernières années, 3550 ingénieurs, bacheliers et masters, 370 candidats et docteurs en Sciences, travaillant dans 60 pays d’Europe, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, sont sortis des murs de l’Université.

Les candidats qui seront sélectionnés, après le test, participeront aux Olympiades, pour l’octroi de bourses. « Le concours est ouvert aux écoliers, étudiants et professeurs », a confié le professeur agrégé, lors de sa visite à Emedia. Elle ajoute qu’un webinaire est prévu le 2 novembre prochain pour les inscriptions. Livrant ses impressions, à l’issue de sa visite des locaux du groupe Emedia Invest lancé en 2018, Anastasia Minina a apprécié « le dynamisme » des équipes trouvées sur place.

Parmi les 15 pays africains ciblés, le Sénégal compte déjà une centaine d’inscrits. Selon l’universitaire, ils envisagent d’augmenter le nombre d’admis. « Il y a déjà des bourses allouées par l’État russe mais, ces bourses sont des bourses complémentaires. Leur nombre sera fixé en fonction des admis. »

Fondé en 1886 en tant que collège technique, ETU "LETI", qui a reçu le statut d’établissement d’enseignement supérieur en 1899, est connu sous le nom d’Institut électrotechnique. L’Université propose des programmes de formation dans les domaines de l’ingénierie radio, des télécommunications, des processus de contrôle, de l’ingénierie informatique et informatique, de l’électronique, de l’ingénierie biomédicale, de la gestion et de la linguistique.

Dans la délégation, le directeur du Bureau de facilitation aux études en Russie (Bufer) – Sénégal, Ngor Sarr, a décrit un projet d’école, relevant que « quand on parle d’université au Sénégal, déjà, c’est les Séries L2, S2 et S1. » Aussi, « il faut avoir généralement le Bac pour participer » à ce genre de projet. Là, ajoute-t-il : « comme c’est un projet d’école, ça commence au niveau des Lycées jusqu’à l’Université. Après le Bac, vous allez à l’Université où c’est le système LMD (Licence, Master, Doctorat) qui est international. C’est en fonction de cela qu’ils marchent. Ils sont en relation avec les universités du Sénégal surtout les Instituts à orientation technique. Parce que l’État du Sénégal favorise actuellement l’enseignement des Sciences. » Avant de souligner qu’une telle convention pourrait permettre « d’aller voir comment ça se passe là-bas au niveau électro-technique dans la mesure où la première radio du monde a été créée par (Alexandre) Popov ».

Le physicien, né en 1859 dans la colonie Tourinskié Roudniki (aujourd’hui la ville de Krasnotourinsk) dans la région de Sverdlovsk, est considéré comme le pionnier de la radio.

DIE BA
Photos : Pape Doudou DIALLO

12 octobre 2022


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