ÉQUIPEMENT MILITAIRE, PRÊT DE POLITIQUE PUBLIQUE…LES DÉTAILS DES ACCORDS ENTRE LA FRANCE ET LE SÉNÉGAL

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COOPÉRATION BILATÉRALE

La restitution du sabre d’El Hadji Oumar Foutiyou Tall a été le point d’orgue du séminaire intergouvernemental entre la France et le Sénégal, mais le Premier ministre français, Edouard Philippe, était également porteur d’une série de six autres accords passés entre les deux Etats concernant divers secteurs tels que la Culture, les Transports, les Finances ou encore l’équipement militaire.

Dans ce dernier volet, l’on notera surtout l’achat par le Sénégal de trois nouveaux patrouilleurs (OPV-58) auprès du groupe français Kership, spécialisé dans la construction navale et fondé en 2013, ainsi que de missiles vendus par MBDA (société industrielle du secteur aéronautique et spatial et de l’industrie de l’armement, leader européen dans la conception de missiles). Cette acquisition de patrouilleurs devrait coûter plusieurs centaines de millions d’euros selon Pascal Piriou, président du groupe Piriou, cofondateur de Kership.

Si le montant exact de la transaction n’a pas été dévoilé, l’on remarquera que la vente de quatre appareils du même type a été réalisée cette année par le même groupe, au profit de la marine argentine, pour près de 200 milliards F CFA (300 millions d’euros). Cet équipement grandeur nature viserait à protéger les cotes en vue de l’exploitation prochaine de réserves de pétrole et de gaz aux larges du Sénégal.

Parmi les accords, figure également la confirmation d’un prêt de politique publique d’environ 33 milliards F CFA (50 millions d’euros) par l’Agence française de développement (AFD). Officiellement, ce prêt devrait permettre une « gestion performante des finances publiques et une amélioration de la transparence budgétaire. »

Il y a également une lettre d’intention du Train Express Régional (TER) pour un suivi technique et financier dudit projet qui avait déjà fait l’objet d’un précédent accord dans sa première phase (à partir de la construction par Alstom à la réalisation du premier axe Diamniadio - Dakar). Cela implique, en effet, l’engagement de la deuxième phase, qui devrait prolonger le chemin du TER à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD).

Concernant le volet de la Culture, il a été signé un accord de coopération culturelle qui vise, entre autres, à aider à la structuration d’une industrie cinématographique, à tenir un programme de formation à la conservation et à la médiation au sein des musées, à soutenir le développement des industries culturelles et créative ainsi qu’à faciliter une meilleure circulation des œuvres.

Enfin, il y a un partenariat politique, logistique et technique pour le Forum mondial de l’eau, prévu à Dakar, en 2021.

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