ESCROQUERIE - OULIMATA DIOUM ATTRAITE À LA BARRE DE LA COUR D’APPEL POUR 100 MILLIONS

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JUSTICE

Reconnue coupable du délit d’escroquerie, Oulimata Dioum, Présidente de l’Association des femmes pour la promotion de entrepreneuriat (AFEPES) a été condamnée, le 27 juillet 2017, à une peine de 6 mois assortie du sursis, en sus d’un montant de 70 millions de franc Cfa à titre de dommages et intérêts à verser à la partie civile. Insatisfaite de la sentence, elle avait interjeté appel et le procès a eu lieu ce lundi. Les faits discutés devant le prétoire de la juridiction d’appel ont révélé qu’elle est accusée d’avoir roulé dans la farine la plaignante Aita Diagne pour un prêt de 200 millions de francs Cfa. Des accusations qu’elle a battues en brèche.

Elle rejette toute implication dans cette affaire. A l’en croire, si elle a été condamnée en première instance, c’est parce qu’elle n’avait pas assisté au procès pour se défendre. Le procès, dit-elle, a été programmée alors qu’elle était à la Mecque pour les besoins du pèlerinage. « On m’a jugée par défaut avant de me condamner », a-t-elle fait savoir. Revenant sur les faits, elle a soutenu que la plaignante avait accepté de placer son titre foncier, en guise de garantie, pour l’obtention d’un prêt de 200 millions de francs Cfa. « Elle avait déposé de son propre gré le titre foncier. Elle s’est présenté devant le notaire et a signé les documents. C’était un prêt de 200 millions mais, la mutuelle a préféré libérer d’abord les 100 millions partagés entre les dames. Beaucoup parmi ces dernières n’ont pas remboursé le montant. Quand il y a eu des problèmes, elle a voulu jeter la responsabilité sur moi », a expliqué la présidente de l’AFEPES.

Invité à faire son réquisitoire, le maitre des poursuites a demandé au président de la Cour d’appel de Dakar d’infirmer la première décision et de statuer à nouveau. Il a requis la relaxe de l’accusée. Ce, après qu’il a démontré que les éléments constitutifs du délit d’escroquerie qui lui est reproché ne sont pas réunis. L’avocat de la défense a abondé dans le même sens que l’avocat général. La robe noire sollicite que sa cliente soit renvoyée des fins de la poursuite sans peine ni dépens. L’affaire est mise en délibéré pour jugement qui sera rendu le 11 mars prochain.

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