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« ÉVOLUTION NOTABLE, MAIS, IL RESTE BEAUCOUP À FAIRE » (CL MASSAMBA DIOP)

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Il y a plus d’une décennie, le Colonel Massamba Diop se penchait sur la ‘’thérapie’’ de l’hôpital sénégalais. Après avoir effectué de longues recherches sur l’historicité des hôpitaux sénégalais, il avait publié, en 2011, un livre intitulé : ‘’Thérapie de choc pour un hôpital malade’’. Une sorte de diagnostic où Colonel Diop a étalé les goulots d’étranglement des structures sanitaires. Aujourd’hui, il note une certaine évolution au niveau des établissements sanitaires.

« Le livre, que j’ai écrit, il y a 11 ans, est presque d’actualité. Quoi qu’il y ait des évolutions par rapport à la maladie d’origine. Au moment où j’écrivais ce livre, l’hôpital sénégalais avait beaucoup de maux. Le premier, c’était la vétusté de son plateau technique. L’insuffisance de personnel qualifié. L’obsolescence de son infrastructure et pour certains hôpitaux, la non-fonctionnalité des liens interservices. Ce qui faisait qu’il y avait beaucoup d’insatisfaction avant la réforme », fait savoir Colonel Diop sur le plateau du JDD d’Iradio.

Aujourd’hui, a-t-il remarqué, les choses ont évolué. « Beaucoup de choses ont changé, parce que le plateau technique a été considérablement élevé. Il y a des subventions aux hôpitaux. Aussi, dans le cadre du soutien de l’État et des partenaires au développement, les hôpitaux ont réalisé de gros efforts. À l’époque, par exemple, il y avait un seul scanner à l’hôpital Principal et Fann. Aujourd’hui, pratiquement tous les hôpitaux disposent de scanner. Il y avait également une offre insuffisante en termes d’infrastructures hospitalières. Récemment des hôpitaux de dernières générations ont été réceptionnés à Sédhiou, Kédougou, Touba, Agnam. Les autorités ont essayé de régler le problème de déséquilibre en termes de cartographies hospitalières. Mais, il reste beaucoup d’efforts à faire, parce que l’offre de soin est toujours insuffisante. Il y a aussi le fait que l’essentiel des personnels qualifiés et de très haut niveau sont toujours autour de la région de Dakar. Ce qui fait qu’au niveau du Sénégal des profondeurs, il y a insuffisance de personnel qualifié. Ce qui traduit la surcharge de travail des agents qui sont sur le terrain », a-t-il rappelé, au micro d’Antoine Diouf du JDD.

Babacar FALL
Abdoulaye SYLLA (photo)

17 avril 2022


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