Emigration irrégulière : Le PARERBA pour fixer les jeunes dans leurs terroirs

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Après une phase test déroulée dans le département de Foundiougne, le Projet d’appui à la réduction de l’émigration rurale dans le bassin arachidier (PARERBA) compte étendre ses activités dans les cinq (5) régions bénéficiaires. L’objectif visé est de fixer davantage les jeunes dans leurs terroirs. Mais pour relever ce défi, le projet veut s’appuyer sur un accès sécurisé et durable du foncier pour les bénéficiaires. C’est pourquoi les communes partenaires, les services de l’Etat et autres programmes sont conviés à Kaolack à un atelier sur la gestion des ressources et la gouvernance des aménagements hydro-agricoles. Pendant deux (2) jours, les participants vont échanger sur ces questions.

Il s’agit, décline Ronan Le Marec, le responsable du PARERBA, de « lutter contre les causes profondes de l’émigration irrégulière et (le projet) est là pour offrir le maximum d’opportunités économiques aux jeunes ruraux des communes du bassin arachidier en ce sens qu’on travaille effectivement sur la création d’emplois dans les filières agro-alimentaires soient dans les activités de production (maraichage essentiellement mais aussi riz et d’autres filières porteuses telles que l’anacarde et la papaye). Puis, on travaille aussi à offrir des opportunités économiques pour les jeunes qui n’ont pas envie de s’adonner à la production mais qui sont plus intéressés par les métiers en amont ou en aval de la production. »

La question centrale, poursuit-il, « a attrait aux ressources critiques à savoir la terre et l’eau, deux (2) questions centrales. (Il faut trouver) comment aujourd’hui, dans le bassin arachidier on peut permettre à des jeunes ruraux qui ont envie de s’installer dans la production d’accéder à la terre irriguée. C’est pour cela qu’on a réuni les vingt (20) communes d’intervention du PARERBA pour discuter avec les autorités en charge de la gestion foncière dans leur territoire et identifier avec elles des solutions pour permettre un accès inclusif aux jeunes ruraux du bassin arachidier. »

Le PARERBA va intervenir dans les régions de Thiès, Kaolack, Fatick, Diourbel et Kaffrine pour une durée de cinq (5) ans. Il est financé par l’Union européenne (UE) pour un montant de dix-huit (18) millions d’euros. Trente-cinq (35) communes en sont bénéficiaires et il va créer six (6) mille emplois chez les jeunes.

L’émigration clandestine est un fléau qui ne profite pas au pays de départ ni au pays d’arrivée, relève Baboucar Moundor Ngom, l’adjoint au gouverneur chargé du développement. Dans ses propos repris par Sud Fm, il indique que « c’est la raison pour laquelle, il faut tout faire pour la pérennisation des projets pour retenir définitivement les candidats. » Il présidait la rencontre pour tenter de trouver des solutions à ce fléau.

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