Enseignant tué à Ngohé : David Ndiaye dédouane son frère

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DIOURBEL

David Ndiaye qui parle de son frère Henri Ndiaye, l’enseignant poignardé à mort par une de ses élèves, indique n’avoir pas seulement perdu un frère mais « un ami, un confident, un complice en quelque sorte mon jumeau. » Ce dernier se confie à L’Observateur, 48 heures après le drame qui a frappé la commune de Ngohé dans la région de Diourbel. Pris par les formalités administratives (autopsie, enterrement,...), il a passé la journée d’hier, lundi 18 mars, à la morgue de l’hôpital Heinrich Lübke de Diourbel. « J’ai passé la journée à l’hôpital dans l’espoir de récupérer la dépouille de mon frère mais on m’a demandé d’attendre encore », dit-il.

Poursuivant, David Ndiaye dédouane son frère : « Certaines personnes disent qu’il tentait de violer Henriette (Sambou), ce n’est pas vrai. Les deux (2) familles (Ndiaye et Sambou) sont voisines et aucune d’elles n’a souhaité que les choses se déroulent ainsi. Henri avait l’habitude de fréquenter cette maison parce que nous entretenons de bons rapports de voisinage. » Il soutien qu’ « Henri avait de très bons rapports avec Henriette Sambou. Ils avaient l’habitude de plaisanter à chaque fois que l’occasion se présentait. Il arrivait qu’Henri soutienne financièrement cette famille. » Il n’est pas témoin des faits mais souligne que « ceux qui étaient présents lui ont dit qu’ils jouaient ensemble comme d’habitude. »

Gaïndé Ndiaye, un autre frère du défunt, pleure sa disparition : « Il (Henry) était un soutien de famille. Il était à son deuxième mariage. » Le défunt laisse derrière lui, deux (2) enfants, un garçon et une fille.

Chez les Diatta, c’est motus et bouche cousue puisque signale le journal « les membres de la famille sont tous à la gendarmerie de Ndoulo. » Selon les sources d’emedia.sn, au moins quatre (4) personnes sont présentement en garde-à-vue dans cette affaire dont la mère de l’accusée et deux (2) autres enseignants. La mère de la lycéenne est la tenancière du bar où se sont déroulés les faits. Il lui est reproché de n’avoir pas d’autorisation pour exercer une telle activité (débit de boisson alcoolisée).

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