FADEL BARRO ET CIE EXPOSENT GRIEFS ET DOLÉANCES

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Université des lanceurs d’alerte

La première édition de l’Université d’hivernage des Lanceurs d’Alerte (UHLA) s’est ouverte, ce mardi 5 octobre 2021, à Dakar. Ce, jusqu’à demain, mercredi. Cette initiative de la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF) a vu la participation de journalistes, avocats, lanceurs d’alerte, militant des droits de l’homme et activistes africains.

L’objectif de cette rencontre est de faire un plaidoyer auprès des dirigeants africains pour une protection de ces acteurs qui se considèrent comme des ‘’avant-gardistes’’ de la colère citoyenne. Pour y arriver, a expliqué l’ancien coordinateur de Y en Marre, Fadel Barro, il faudrait ‘’ une communauté forte’’ de lanceurs d’alerte’’. Mais que cette communauté soit protégée. « Il n’y a pas de protection des lanceurs d’alertes s’il n’y a pas de juges indépendants », a indiqué Me William Bourdon, président fondateur du PPLAAF. Avocat au barreau de Paris, Me Bourdon, qui a animé un panel sur la protection des lanceurs d’alerte en Afrique, estime qu’il faudrait des lois solides pour bien protéger les lanceurs.

Le terme lanceur d’alerte est un concept qui a différentes définitions. Essentiellement, ce terme est utilisé quand un citoyen ou un employé rend public des actes dissimulés de corruption, d’injustice, d’abus de pouvoir ou de menaces à la santé publique. Ces actions ou omissions divulguées par le lanceur d’alerte peuvent être illégales, mais aussi immorales ou contraires à l’intérêt général. « Les lanceurs sont ceux qui en ont assez de ceux qui sont supposés défendre l’intérêt général, probité de l’Etat, les services publics, l’environnement, biodiversité, méprisent leurs promesse, ou parfois, comme c’est le cas souvent en Afrique, abusé de leur pouvoir pour s’enrichir, enrichir leur clan et institutionnalisé une société de corruption qui conduit à des catastrophes en termes de service public », a déclaré Me William Bourdon.

Le but de PPLAAF est d’aider les personnes qui choisissent de faire ce qui est juste en défendant le bien commun à s’assurer qu’elles ne soient pas obligées de le payer par leur citoyenneté, leur liberté, leur emploi, leur sécurité, leurs revenus ou même leur vie. À cette fin, PPLAAF joue le rôle d’intermédiaire en proposant une communauté d’experts internes et externes pour minimiser les obstacles, risques et périls qui se dressent dans la procédure du lancement d’alerte.

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