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"FAIRE UN FILM SUR CHEIKH HAMIDOU KANE EST UN DEVOIR..."

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Diplômé en art et cinéma à New York University, Moe Sow a plusieurs cordes à son arc. Il s’adonne dans les réalisations publicitaires, il s’évertue dans le graphisme. Il a eu à offrir ses services à Air Sénégal, la réforme de l’identité graphique de la Biennale de Dakar, le nouveau logo du Casa Sport. Il s’est beaucoup donné au Festival mondial des arts nègres en 2010 et réalisateur vidéoclip « Jeuleti » de Souleymane Faye, « Xarit » de Xalam2.

Pourquoi ce film documentaire sur Cheikh Hamidou Kane ?

Faire un film documentaire sur Cheikh Hamidou Kane est presque un devoir pour tout cinéaste africain et pour les générations futures. C’est naturel aussi car je membre de la famille. C’est une œuvre majeure qui doit aujourd’hui être dans le panthéon des great books. C’est parce que j’ai beaucoup lu, et très tôt même, l’œuvre de « L’Aventure ambiguë » et j’ai été marqué par la trajectoire du personnage principal, Samba Diallo. J’ai lu plus de 20 fois et chaque fois je découvre quelque chose de nouveau. Je me suis dit, de plus en plus, que le personnage de Samba Diallo, c’est moi.

Qui sont vos références dans le secteur du cinéma ?

Les personnalités qui m’ont marqué et inspiré sont Djibril Diop Mamebety, Sembène Ousmane qui a très tôt posé des jalons importants du cinéma africain en général, et du Sénégal en particulier. J’ai très tôt travaillé dans le monde du show-biz en Angleterre, où j’ai eu à rencontrer beaucoup de personnalités du cinéma, Idris Elba, Jimmy Jeans Louis, entre autres.

Vous avez eu combien de rush car 52 minutes ne suffisent pas pour raconter Kaaw Cheikh.

Effectivement 52 minutes est peu pour raconter la vie et l’œuvre de Cheikh Hamidou Kane. Car rien que l’Itv fait plus de 2 heures. Moi j’ai eu à peu près 100 minutes de rush pour faire 1 heure. Et c’était la complication. Quels étaient les axes qu’on doit couvrir pour qu’on puisse raconter l’histoire. C’est pourquoi, il y a aussi beaucoup d’archives écrites, des coupures de journaux, des photos.

Quelles sont vos perspectives ?

J’ai déjà écrit un long métrage qui s’intitule « La Grande Royale ». C’est une partie prise de « L’Aventure ambiguë » qui parle de l’histoire de la Grande Royale, comment elle a pu quitter Samba Diallo, aller en France, ce qu’elle a appelé « l’art de convaincre sans avoir raison ». C’est ça qui est dans les pipelines, nous allons entrer bientôt en phase de réalisation.

Adama Aidara KANTÉ

12 décembre 2021


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