FAMARA IBRAHIMA SAGNA, L’HOMME DU CONSENSUS

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DIALOGUE NATIONAL

Homme d’Etat, Administrateur Civil Honoraire, Analyste Financier, Ancien DG de Banque, Président Honoraire du Conseil Économique et Social, l’ancien ministre de l’Intérieur (du 27 mars 1990 au 8 avril 1991) sous le règne du président Abdou Diouf, Famara Ibrahima Sagna, est un multitâches qui aura la lourde... tâche de diriger le dialogue politique dans le cadre de la Concertation nationale qui s’ouvre ce mardi, 27 mai 2019 au Palais de la République.

Depuis que son nom a fuité dans la presse, aucune voix discordante ne s’est, jusqu’ici, levée. L’ancien compagnon du président Diouf aurait rapidement bénéficié d’un consensus entre la présence de son nom de la short list du palais et le choix porté sur lui par les membres du camp d’en face, incarné par le Front de Résistance Nationale (FRN).

Né à Ziguinchor, au sud du Sénégal, le 26 novembre 1938, Famara Ibrahima Sagna a également occupé un autre ministère de souveraineté, le département de l’Economie et des Finances entre avril 1991 et juin 1993, mais c’est au poste de Président du Conseil économique et social de la République du Sénégal qu’il rayonna davantage, de sa nomination le 2 juin 1993 à la fin du régime de Diouf, en 2000. Un parcours qui lui valut une nomination en qualité de Président Honoraire du Conseil Economique et Social, en hommage à ses 42 ans de services en faveur du Sénégal et de la communauté internationale.

La carrière de Famara Ibrahima Sagna fut aussi marquée par sa démission du Parti socialiste (Ps) après avoir été portée à la tête du ministère de l’Intérieur par le président Abdou Diouf. Son choix, de tourner le dos au Ps aura ainsi été définitif. L’on rapporte aussi que l’Administrateur civil, qui a fourbi ses armes sous Valdiodio Ndiaye alors ministre de l’Intérieur de Senghor, a joué un rôle non-négligeable sur le rapprochement entre Pape du Sopi, Me Wade, et le président Abdou Diouf qui avait abouti à un gouvernement de majorité présidentielle élargie auquel Me Wade et quelques-uns de ses compagnons du PDS avaient pris part, en 1991.

Depuis sa retraite à la fin des années 90, on ne lui a plus connu une coloration politique. Ce qui a, sans doute, pesé sur la balance. Même si son "ami", Me Wade, refuse d’entériner le choix porté sur lui. Ce qui ressemble davantage à une position de principe basé sur la realpolitik qu’à un contestation sur l’homme.

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