FELWINE SARR, THURAM, PR BACHIR DIAGNE...INTERPELLENT SUR LA SITUATION AU BURUNDI

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CLÔTURE ATELIER DE LA PENSÉE

La situation au Burundi inquiète. La Nuit De La Pensée (NDLP), dernière session des Ateliers de la pensée, organisés par Felwine Sarr et Achille Mbembé, s’est close, à l’Institut Français, ce samedi, 2 novembre, par une déclaration politique. Laquelle, délivrée par Felwine Sarr, entouré par Souleymane Bachir Diagne, Lilian Thuram, et Mbougar Sarr, un jeune écrivain, interpelle les communautés sur l’escalade de la violence notée dans ce pays.

« Des hommes armés sont entrés dans un bistro, ont tiré sur des gens ciblés et les ont tués, alerte l’universitaire sénégalais. Hier, pendant qu’on était en train de voir le spectacle de Rokya Traoré, c’est cette situation qui prévalait au Burundi ».

Felwine Sarr de poursuivre : « On aimerait appeler les communautés africaines et internationales à ne plus fermer les yeux sur les signes avant-coureurs de possibles massacres de masse au Burundi ».

De manière solennelle, les Ateliers de la pensée, interpellent l’Union africaine, « et demandent de prendre toutes les mesures possibles de prévention, d’avoir conscience qu’il est nécessaire au Burundi plus que jamais de savoir tirer les leçons d’un passé ».

Guerre civile burundaise

Un passé lourd de massacres. Car, des heurts ont lieu entre Tutsis et Hutus dans les années 1960. En 1972, l’insurrection des Hutus contre le régime dictatorial du président Tutsi Micombero est durement réprimée, les massacres atteignent plusieurs dizaines de milliers de victimes chez les Hutus (estimation 100 000).

Des conflits latents qui se poursuivent dans les années 1970 et 1980, débouchant sur la guerre civile burundaise en 1993. Au début, des milliers de civils tutsis sont massacrés par leurs voisins hutus. Puis, l’armée réagit très violemment comme en 1972, et engage une répression très dure et massacre des Hutus. Au total, 50 000 à 100 000 personnes (à majorité hutu) sont tuées.

Une nouvelle Constitution, de transition, est promulguée le 28 octobre 2001, établissant une alternance « ethnique » du pouvoir, la présidence et la vice-présidence changeant tous les 18 mois, alternant Tutsis et Hutus. L’accord d’Arusha entre en vigueur le 1er novembre 2001 mettant un terme au conflit.

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