FLAMBÉE DES CAS DONT 2 À GUET NDAR, L’INFECTION VIRALE ECARTÉE

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MYSTERIEUSE MALADIE

Les chiffres continuent à augmenter depuis l’apparition de cette maladie mystérieuse, une pathologie de type dermatologique touchant principalement les pêcheurs. A ce jour, près de 500 patients sont été recensés dont 22 cas graves dans la région de Dakar. Les deux départements concernés sont Rufisque (Bargny, Yène, Toubab Dialoa, et Yène Côte), et Pikine (dans la zone de Mbao, et Thiaroye).

Actuellement, 340 sont pris en charge dans les structures sanitaires et dans d’autres sites, dont la maison des femmes de Thiaroye, et au stade Galandou Diouf de Rufisque, en attendant les résultats des tests.

Entre avant-hier, mardi, et ce jeudi matin, une hausse du nombre de cas est notée, passant de 82, à 200, puis près de 500.

Les premiers résultats écartent toute infection d’ordre viral. Les résultats effectués sur l’eau, eux, sont toujours attendus, par rapport aux déclarations des pêcheurs accusant un bateau, mouillant au large, d’avoir déversé des produits toxiques, d’après les assurances données par Al Hassan Sall, le Gouverneur de Dakar, qui était sur place hier mercredi.

Au nombre d’une vingtaine, les cas les plus graves sont hospitalisés au centre de santé de Mbao.

Parmi les cas recensés, deux pêcheurs dans la Langue de Barbarie, à Saint-Louis. Ils sont actuellement internés à Thiaroye, rapporte Radio Sénégal. Qui précise que la psychose gagne du terrain, à Guet Ndar, face au mystère que constitue la maladie.

"Moi, je pêche depuis plus de 65 ans, c’est la première fois que je rencontre une telle maladie venant de la mer, s’inquiète Baye Diallo, le président du Conseil local de la pêche artisanale de Saint-Louis, interrogé par la source. Ils disent que c’est dans l’eau. On ne sait pas exactement de quoi il s’agit, si c’est de l’ammoniac, du pesticide ou autre".

Si tel est le cas, le pêcheur invite l’État à mieux surveiller les côtes sénégalaises.

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