FLASHBACK - MARADONA, L’AFRICAIN

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HOMMAGE

Parce qu’on a tous une part de Diego, nous sommes tous Maradona. Le « champion du peuple » avait fini par devenir une icône pour le continent noir auquel il n’a pas manqué d’adresser des gestes d’affection durant toute sa vie. Flashback.

Maradona et le continent africain, c’est d’abord une histoire de rencontres mémorables sur la scène de la grande messe du football.

Une défaite légendaire, en 1990, face au Cameroun, toute première équipe africaine qualifiée en quart de finale d’une Coupe du monde. Une victoire (2-1) face à la légendaire sélection dream team du Nigeria, en 1994, quand il fut au crépuscule de sa carrière.

Mais c’est aussi un voyage, en Côte d’Ivoire, lors tournée sous les couleurs de Boca Juniors qui disputa une rencontre amicale le 6 octobre 1981 sur la pelouse de Felicia, face au Stade d’Abidjan d’Oumar Ben Salah. Et puis, c’est aussi celui qui, même affaibli par le poids de l’âge et d’une vie très rythmée, a répondu présent en Algérie ou Maroc pour des matchs de gala aux côtés des légendes d’un continent qui l’a aimé de façon inconditionnelle.

Pour couronner le tout, ses rares moments de gloire sur un banc avec le costume - trop inconfortable pour lui - d’entraîneur, l’ont conduit à une qualification à la Coupe du monde de 2010, la seule qui s’est déroulée sur le continent noir et il fallait que ce soit lui, après avoir essuyé plusieurs critiques, qui qualifia l’argentin au Mondial sud-africain. Ce fut son plus haut fait d’armes, ponctué par un parcours sans faute en phase de poule (3 victoires en 3 matchs) et terminé sur une élimination précoce en quart de finale.

Avec Diego, le banc de touche n’était définitivement qu’un accessoire encombrant. L’enfant du peuple retiendra sûrement autre chose de son passage au pays de Mandela. Très rapidement, le populaire et populiste sut mettre tout un pays dans sa poche avec des déclarations et des actes d’amour qui valsent entre démagogie assumée et sincérité non feinte.

Ce qu’en dirent nos confrères du Courrier international est on ne peut plus éloquent : « Dans cette Coupe du monde, Maradona s’est taillé le costume du plus Africain des non-Africains. Il ne manque pas une occasion de se répandre en compliments sur tout, des supporters sud-africains au comité organisateur en passant par la ville de Pretoria (“L’une des plus belles du monde”). Et il joue volontiers les défenseurs du pays hôte contre ceux qui doutaient de sa capacité à organiser une compétition d’une telle envergure, assaisonnant sa sauce au passage d’un peu de Barack Obama : “Aujourd’hui l’Afrique du Sud répond [aux sceptiques] : ‘Oui, nous pouvons !’”, a-t-il déclaré le 11 juin. Il ne manque plus à son attirail de parfait supporter du pays qu’un maillot des Bafana Bafana et une vuvuzela. »

Maradona, c’était aussi celui qui montait au créneau pour défendre une autre icône de sa ville napolitaine, Kalidou Koulibaly, défenseur sénégalais victime de racisme sur les pelouses transalpines, celui qui affichait fièrement le maillot du défenseur central sénégalais pour affirmer qu’il était le meilleur au monde à son poste... C’était ça, Diego, l’Africain, l’universel. Parce qu’on a tous une part de Diego.










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