FLIGHTSEN : CAPITAINES BIRAME COULIBALY ET MAODO NDIAYE, LES LIONS DES AIRS, GAGNENT LEUR PARI

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PREMIER AVION SÉNÉGALAIS

Ils l’ont fait. Les pilotes sénégalais, Birame Coulibaly et Maodo Ndiaye, ont réalisé leur rêve de gamin. Les qualificatifs n’ont pas manqué pour saluer leur exploit après l’atterrissage sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, après 60 heures de vol. « Nos vaillants aviateurs », s’écrie-t-on dans le public, qui a fait le déplacement à l’aéroclub Iba Gueye de Dakar pour accueillir les héros. Enzo, 13 ans, le fils de Birame Coulibaly, Ousmane Ndiaye, le père de Maodo Ndiaye, et Ernest Discacciati, le président de l’aero club Iba Gueye, étaient à l’accueil.

« C’est quelque chose qu’on ne peut pas décrire en fait, a réagi capitaine Birame Coulibaly, très ému. On ne pensait pas qu’autant de gens seraient attentifs à ce qu’on était en train de faire. On a reçu tellement de messages de remerciements, tellement de gens qui disent être inspirés par ce qu’on a fait. C’est un sentiment qui est indescriptible. Rien qu’en pensant à ça, on avait envie d’aller dans l’avion pour donner des nouvelles aux gens, qui nous suivaient sur le tracking de l’avion. Il y avait tellement de gens connectés, c’était incroyable. »

Attendus à 15h30 à l’aéroclub, ils ont finalement atterri à 18 heures passées. Une des raisons, indique Coulibaly, « un petit accueil » concocté pour eux à Saint-Louis, avec le commandant de l’aéroport. Ce qui « leur a fait chaud au cœur ».

60 heures de vol

Les aviateurs continuent de savourer : « Tout à l’heure, avant d’atterrir, on se disait c’est quand même incroyable. On est rentrés chez nous. On est parti d’ici le 22 juin et là, on est rentrés, ça y est. Cela va nous faire bizarre de se réveiller demain matin pour ne pas aller prendre l’avion. Parce qu’on ne fait que ça depuis deux (2) semaines. Super contents et fiers d’être rentrés.

Revenant sur leur périple, Coulibaly rappelle « qu’ils ont quitté l’aéroport Léopold Sédar Senghor le 22 juin pour aller dormir à Saint-Louis pour préparer leur départ du 23 juin. On a quitté Saint-Louis pour la Mauritanie, le Maroc, l’Espagne pour arriver en France. On est arrivés le 29 juin à Lognes en région parisienne. On s’est reposé une semaine, et on a fait le chemin retour en essayant de changer de parcours. On s’est partagé les vols, c’était à tour de rôle, chacun était aux commandes et l’autre s’occupait de la navigation et de la radio ». Une belle complicité : « On dormait ensemble presque tous les soirs. On vient de passer 60 heures dans cet avion, c’est quand même beaucoup. On s’est raconté pas mal d’anecdotes ».

Le prochain challenge, visent-ils, « un tour d’Afrique en janvier prochain ». Déjà, exulte Coulibaly, « le rêve est devenu réalité. Le premier jour où on a décollé d’ici, pour nous, déjà, le rêve était accompli. Après, il fallait aller au bout de la chose. Et puis, chaque jour, c’était une nouvelle victoire, un pas qu’on franchissait. On était fiers de nous. Au début, on était stressé après tous les jours on a pris du plaisir ».

En tout cas, l’ambiance était au rendez-vous dans la fan-zone de l’aéroclub comme pour les Lions de la ’’Téranga’’, hier mercredi, après leur victoire face aux Ecureuils du Bénin, en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Egypte 2019, leur ouvrant la porte des demies après 13 ans de disette.

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