FONCTION PUBLIQUE ET SYNDICATS D’ENSEIGNANTS : STATUT QUO

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MAINTIEN DU MOT D’ORDRE DE GRÈVE

Le ministre de la Fonction publique, Mariama Sarr, et les syndicats d’enseignants n’ont pas pu accorder leurs violons. Le G7, regroupant les syndicats les plus représentatifs, et celui des Inspectrices et inspecteurs de l’Education nationale (SIENS), maintient son plan d’actions marqué par un débrayage le mercredi, 22 janvier, une grève totale le lendemain jeudi, 23 janvier, et une marche nationale sur l’itinéraire Place de la Nation (ex-Obélisque) au Rond-point du Triangle Sud, en face de la Rts.

« Nous n’avons aucune visibilité sur les statistiques annoncées », motivent Souleymane Diallo, le Secrétaire général du SELS, et ses camarades. Qui assènent : « Sur la question de création des administrateurs scolaires où nous avons constaté que la question est en l’état jusqu’à présent. Donc, l’accord n’est pas encore appliqué. Le ministre de la Fonction publique dit avoir fait ce qu’elle avait à faire, maintenant la balle est dans le camp du ministère de l’Enseignement supérieur. Il y a également la question des passerelles professionnelles. Même s’il y a un processus qui est enclenché, nous considérons que les quotas pour les années à venir devront être levés. L’autre question (porte) sur le système de rémunération des agents de l’Etat. La Fonction publique dit avoir fait ce qu’elle avait à faire et que les résultats de l’étude sont sur la table du président de la République. Voilà pourquoi nous avons dit qu’au-delà de ces rencontres sectorielles que nous saluons, aujourd’hui la solution c’est également rencontrer le président pour discuter avec lui, et pour qu’il comprenne les préoccupations des enseignants. Parce que tout dernièrement lors de son adresse à la Nation, il a dit que les enseignants demandent de l’argent. »

Les assurances de Mariama Sarr

Loin de lâcher prise, Mariama Sarr annonce d’autres rencontres sectorielles pour lever les blocages. Avant, elle rappelle que « la rencontre d’hier s’est tenue sur la base d’un ordre du jour sur 4 points : Mise en œuvre des accords de 2018, le SIENS et les questions nouvelles relatives aux préavis de grève des centrales syndicales (qui ont expiré). (...) Sur les questions de l’accord de 2018, nous avions quelques points qui nous concernaient à savoir la prise en compte des lenteurs administratives, le processus de dématérialisation, la question relative à la création du corps des administrateurs scolaires, celle relative aux sortants du CNEPS de Thiès devant être régularisés. Ils veulent quitter la hiérarchie B4 pour la B2. Pour les 2 dernières questions, c’est des textes réglementaires qu’il faut prendre. Pour les sortants, le diplôme est déjà créé par décret pris en 2018, il reste quelques modifications pour intégrer les modalités de formation pour la prise en compte d’un autre décret 77-981, prenant en charge les enseignants dans ce domaine-là afin de créer le corps. Tout ce qui était relatif à la Fonction publique a été déjà fait et transmis au ministère des Sports. Et nous allons travailler avec ce ministère pour parfaire ce document, le finaliser et le proposer parce que c’est un projet de décret.

C’est la même problématique chez les administrateurs scolaires. Cette question aussi est en train d’être prise en charge.

Pour ce qui est des actes, je parlais tantôt des lenteurs administratives, nous avons fait le point de 2015 à 2019, actuellement ce qui reste dans le circuit, sur tout le stock, c’est 4 mille actes qui sont en instance de signatures. Les enseignants représentent 100 mille sur les 150 mille agents de l’Etat. Prendre en charge la question des enseignants n’est pas une chose aisée. Les 4 mille actes signés attendent d’être numérotés. Il reste ici aujourd’hui au niveau de ce ministère 866 actes à signer. Avant la fin de la semaine, nous allons pouvoir les terminer. En ce moment, nous n’avons plus d’instances à part les actes de retraite qui ne représentent pas beaucoup par rapport aux agents en fonction. C’est pourquoi je dois dire ici que des efforts ont été faits. Les statistiques ont été remises aux différentes parties concernées.

Si on prend la fourchette de 2015 – 2018, 110 mille agents ont été pris en compte, ce qui veut dire que les équipes du ministère de la Fonction publique ont travaillé d’arrache-pied pour prendre en compte cette lancinante question liée aux lenteurs administratives. »

Poursuivant, elle ajoute que « d’autres lots envoyés des IEF, IA, au ministère de l’Education nationale, vont atterrir au ministère de la Fonction publique, pour traitement. Donc, c’est cyclique. Parce que tant qu’il y aura des élèves-maîtres faisant le concours pour devenir enseignants, il y aura des actes de reclassement, de titularisation (fonctionnaires), d’engagement (non-fonctionnaires) ».

D’ailleurs, signale-t-elle, une réunion technique est prévue avec le SIENS pour « un compromis » s’agissant de la prise en charge des agents dans le cadre des reclassements.

Pour les questions nouvelles concernant les préavis de grève, la date du 28 janvier est retenue afin d’examiner tous les points de revendication.

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