FONCTIONNEMENT DU COMITÉ DE PILOTAGE : « MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS »

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DIALOGUE POLITIQUE

Les acteurs de la société civile et de l’opposition réagissent après la signature des deux projets de décret relatifs au Comité de pilotage du dialogue national présidé par Famara Ibrahima Sagna. En effet, au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil des ministres a examiné et adopté, hier mercredi, 4 décembre, le projet de décret portant nomination des membres du Comité du Pilotage au Dialogue national. Ainsi que le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité de pilotage du Dialogue national.

« Mieux vaut tard que jamais », exulte Moundiaye Cissé, le Directeur exécutif de l’ONG 3 D, qui approuve, se réjouissant « d’une avancée » qui va booster le dialogue politique, sur Sud fm.

« Notre réaction se situe à deux niveaux, dit-il. D’abord, mieux vaut tard que jamais parce qu’on l’attendait depuis six mois. Cela permet de concrétiser et de matérialiser tout ce qui est issu du dialogue politique arrimé au dialogue national. » Ensuite, signale-t-il, « cela va permettre de concrétiser l’audit du fichier électoral, et l’évaluation du processus électoral comme demandé par l’opposition. »

Enfin, Moundiaye Cissé croise les doigts pour que « les textes qui régissent son fonctionnement et son organisation puissent donner assez de pouvoir (pour) mener en toute indépendance, et avec plénitude sa mission. Que ce ne soit pas un Comité de plus (mais) qui va permettre de toucher réellement les problèmes des Sénégalais pour une avancée. Que ses conclusions, en dernier ressort, puissent comme l’a promis le Chef de l’Etat, être appliquées ».

Coordonnateur du pôle de l’opposition, Déthié Fall, estime, lui également, que « le processus devrait connaître un coup d’accélérateur ». Car, rappelle le vice-président de Rewmi d’Idrissa Seck, « depuis lors, on demandait l’installation de Famara Ibrahima Sagna après sa nomination pour permettre au dialogue politique d’avancer sur les questions majeures à savoir l’audit du fichier et l’évaluation de processus électoral. Depuis le 8 août 2019, une correspondance a été adressée au président Famara Ibrahima Sagna sans suite. Le ministre de l’Intérieur (Aly Ngouille Ndiaye), lors de son passage à l’Assemblée nationale, avait dit que le président Famara allait être installé cette semaine. On est jeudi aujourd’hui ».

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