FORMATER LA JEUNESSE À L’ENTREPRENEURIAT, UNE QUESTION DE SURVIE

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MEETUP DE SEPTAFRIQUE

Le MeetUp de SeptAfrique Business a eu lieu ce week-end, dans un hôtel de la place, regroupant plusieurs entrepreneurs et acteurs de développement d’ici et d’ailleurs, du public et du privé, venant de secteurs divers : énergie, logistique, hydrocarbures, médias, tech, communication, banques, finances, etc.

Autour de trois panels portant respectivement sur l’entrepreneuriat, les ressources pétrolières et le tourisme, plusieurs dizaines de décideurs se sont livrés au feu roulant des questions des participants pour partager leurs expériences, leurs craintes et leurs espoirs de lendemains enchanteurs pour le Sénégal et le continent africain.

Pour le panel organisé autour de la question : "Quel avenir pour l’entrepreneuriat au Sénégal et en Afrique", modéré par le Directeur général du Port, Ababacar Sadikh Bèye, les panélistes, sans forcément être d’accord sur les méthodes et les goulots d’étranglement, ont trouvé un point d’accord sur le fait qu’il urge d’en faire un levier pour le développement du continent.

LE FREIN D’UN SYSTÈME BANCAIRE DISSUASIF

Pour le Financier Moustapha Sow, fondateur du cabinet SF Capital, spécialisé dans le conseil, « l’entrepreneuriat en Afrique, n’est plus une option, mais une obligation. Le ratio emplois/demandeurs est très faible et il est impératif d’aller vers la création d’entreprises. C’est une question de survie ».

Il partage son avis avec le Directeur général du Groupe Futur Média (GFM), Birane Ndour, qui exhorte les jeunes, comme lui, à s’engager, sans férir, dans l’entrepreneuriat, malgré les grandes contraintes liées au système bancaire dissuasif. « Il n’y a pas d’accompagnement des banques qui pourtant, doivent financer les projets. Il y a trop de garanties requises, en plus des taux excessifs », déplore-t-il. Mais « il ne faut surtout pas avoir peur d’échouer », a-t-il suggéré avant d’exhorter les pouvoirs publics à « formater notre jeunesse à oser entreprendre. »

A sa suite, le Directeur général de l’ONAS, Lansana Gagny Sakho, déplorera le fait que l’environnement culturel est très peu favorable à la création d’entreprises dans nos pays. « Nos entrepreneurs sont des téméraires. Les banques sont obligées de couvrir certains risques-pays », constate-t-il.

PRIX FEU AMETH AMAR POUR L’ENTREPRENEURIAT ET L’INNOVATION

Pour le promoteur de l’évènement, le journaliste Mouhamed Al Amine il urge de « changer l’image que le reste du monde se fait de l’Afrique. Rien pour nous, sans nous. Riche de sa position stratégique, de ses richesses, de sa jeunesse, l’Afrique doit prendre ses responsabilités », a plaidé le fondateur de SeptAfrique Business, une entreprise de communication, d’intermédiations et de mise en relation, qui se veut présente au Sénégal, mais également dans la sous-région, tout comme le groupe de presse digital lancé dans la foulée, Septafrique.com.

Il promet également de pérenniser ce type d’évènements pour permettre aux plus jeunes de se rapprocher davantage des success stories, afin de briser la barrière du rêve à la réalisation. C’est ainsi que l’annonce de la création d’un prix feu Ameth Amar pour l’entrepreneuriat et l’innovation

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