FORTE BAISSE DU COURS DU PÉTROLE, CONSÉQUENCES ATTENDUES AU SÉNÉGAL

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ÉCONOMIE

L’épidémie du coronavirus devenue une pandémie a des conséquences négatives sur l’économie mondiale. Pour cause, le cours du pétrole a connu une très forte baisse, sous la barre des 30%. Une première depuis près de 30 ans. Ce krach tirerait, en partie, son origine dans la crise sanitaire que traverse le monde entier avec l’apparition du Covid19 et la propagation du coronavirus dans les quatre coins du globe.

Mais la conséquence n’est pas directe. Jusqu’à présent, au Sénégal par exemple, les prix des hydrocarbures n’ont pas encore changé. Pour le Secrétaire général du Syndicat des travailleurs du pétrole et du gaz la situation devrait changer. Mais, pour lui, il y a des paramètres à considérer. Lesquels sont, d’une part, le délai de répercussion et, d’autre part, le mécanisme qui avait été mis en place par l’Etat pour la gestion du prix des hydrocarbures et même par ricochet de l’électricité parce qu’au niveau du comité national des hydrocarbures.

« Il y a une cellule qui s’occupe de cette question mais ce qu’on constate, c’est que depuis très longtemps ça ne fonctionnait plus. Soit l’Etat opte pour maintenir le prix du pétrole à un niveau raisonnable et ne tient pas compte des variations de l’environnement international soit on considère ce mécanisme qui avait été mis en place on le laisse fonctionner. C’est-à-dire toutes les quatre semaines en principe, ce comité se réunit pour voir les possibilités de répercussion des prix. Et, compte tenu du cours mondial, soit on baisse ou on augmente », a expliqué Cheikh Diop.

Pour le syndicaliste, « ce mécanisme avait été bien assimilé par les Sénégalais. Cela veut dire que si on le laissait fonctionner correctement, on n’aurait pas de révolte pour la baisse ou la hausse des prix. On devrait normalement faire fonctionner le mécanisme pour voir à quel niveau nous devons baisser les prix mais également les prix pour les autres consommateurs comme la Senelec, les boulangeries et les industries ».

Interpellé sur Twitter à propos de cette baisse brutale du prix du pétrole et ses éventuelles conséquences pour le Sénégal, Mbaye Sylla Khouma, Consultant sénior en secteur privé et développement économique, est d’avis que « pour le moment (le Sénégal n’étant pas encore producteur), ces chocs exogènes sont plutôt positifs pour notre économie, contrairement à un pays comme le Nigeria dont les exportations sont essentiellement basées sur le pétrole. » Et au cas où le krach se prolongerait, il estime que ce pourrait être une aubaine pour la Société africaine de Raffinage (SAR) et la SENELEC (Société nationale d’Électricité).

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