FORTES PLUIES : LES "SUPER" EN VEDETTE DANS LA BANLIEUE

news-details
REPORTAGE

C’est une matinée noire chez les conducteurs de taxis clando. La forte pluie qui s’est abattue, très tôt dans la matinée, a immobilisé leurs véhicules. Ces fortes précipitions ont entrainé des inondations au niveau des artères de la banlieue que ces taxis clandos avaient l’habitude d’emprunter pour transporter leurs clients.

À la cité Asecna (Yeumbeul Sud), les travailleurs qui devaient aller en ville avaient du mal, ce matin, à rejoindre les grands garages de bus ou de cars « Ndiaga Ndiaye ». Les taxis clandos immobilisés au niveau de leur garage ne voulaient pas quitter la cité. Les routes entrecoupées par les eaux stagnantes sont à l’origine de ce stationnement. À leur place, ce sont les car-rapides, communément, appelés, « Super », qui assuraient le trajet. « Boy taay dara doxol » ! (Rien ne marche aujourd’hui), laisse entendre le célèbre conducteur de clando à Asecna, Don Diégo.

Ces fortes précipitations, ce ne sont pas seulement les chauffeurs qui l’ont ressenti. Les femmes, aussi, en ont souffert. Elles avaient toutes les difficultés du monde à trouver de bons condiments au marché. « Quand il pleut, c’est difficile de trouver du bon produit au marché. En plus, nous sommes obligés d’accuser du retard dans la préparation du repas. Si nous étions en période scolaire, nos enfants seraient en retard à cause de la pluie. C’est très difficile », déplore Awa. Trouvée au marché « Bou bess » (Guédiawaye), Fatou Sy abonde dans le même sens. « Les bons poissons se font rares aujourd’hui. Nous nous sommes levés très tôt, mais à cause de la pluie, tous nos programmes sont chamboulés. Il est 10 heures passées et on a encore rien fait », se désole-t-elle.

Vous pouvez réagir à cet article