GAMBIE - INQUIÉTUDES APRÈS L’INTRODUCTION DU CORONAVIRUS AU SÉNÉGAL

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SANTÉ

A ce stade, aucun cas de contamination au coronavirus n’a été enregistré en Gambie. Face à la presse, le Ministre de la Santé avait démenti la rumeur de l’existence d’un cas dans le pays avant de révéler qu’une trentaine de personnes en provenance de Chine sont actuellement en quarantaine. Mais les Gambiens ne sont pas insensibles à la situation au Sénégal où deux cas ont été enregistrés. Vu la situation géographique, la maladie est considérée comme étant aux portes du pays. De quoi alimenter la psychose même si le gouvernement multiplie les gestes de préventions.

BANJUL - Depuis que la nouvelle du cas de cette maladie à Dakar a fuité jusqu’à Banjul, de nombreux Gambiens redoutent les implications pour leur pays de ce virus grippal très contagieux. Les Gambiens ont appelé des stations de radio pour exprimer leur inquiétude face au système de santé du pays qu’ils considèrent comme faible et qui pourrait être submergé, si l’épidémie mondiale de la maladie atteignait la Gambie. Le niveau de préparation de la Gambie à faire face à tout cas de virus sur son territoire suscite une grande angoisse au sein de la population.

Depuis le mois dernier, le seul aéroport de la Gambie a pris des mesures préventives pour empêcher la maladie de pénétrer dans le pays. Au cours du week-end, le ministère gambien de la Santé a tenu à dissiper des rumeurs d’un cas de coronavirus qui n’a finalement été qu’un canular. Selon Tedros Adhanom, Directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 20 vaccins sont en cours de développement, alors que des produits thérapeutiques sont en cours d’essais cliniques.

À l’Université de Banjul, un de nos interlocuteurs exprime ainsi ses craintes : « Vu la proximité avec le Sénégal, il y a de fortes probabilités que la Gambie ne soit plus épargnée. Il ne faut plus se faire d’illusions : nous devons nous préparer à un éventuel cas. Je conseille à mes compatriotes de toujours se laver les mains, éviter les contacts avec certains organes vitaux et adopter des attitudes de prudence. Pour dire vrai, j’ai peur. Et Il y a de quoi avoir peur d’une maladie au taux de létalité élevé ».

Une autre étudiante trouve également qu’il y a vraiment de quoi avoir peur. « Même si nous ne voulons pas céder à la psychose, c’est une maladie très dangereuse pour les vieilles personnes ou pour les personnes au système immunitaire faible. C’est pourquoi, il faut faire face et préparer psychologiquement les gens avec la prévention. Pour moi, dans cette épidémie, le premier combat à remporter est celui de la communication. Il y a trop d’intox sur la maladie distillée sur la Toile et c’est très viral. Le gouvernement fait de son mieux mais c’est dérisoire face à la campagne de désinformation sur le net ».

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