GAMBIE - UNE FÊTE NATIONALE SOUS LE SIGNE DE L’APAISEMENT DES TENSIONS POLITIQUES

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55e ANNIVERSAIRE D’INDÉPENDANCE

18 février 1965 - 18 février 2020. Il y a cinquante-cinq ans, la Gambie accédait à la souveraineté internationale des mains de la Grande Bretagne. En cette occasion, une cérémonie de prise d’armes s’est tenue ce mardi à Banjul, sur un site symbolique, le mini stade de McCarthy Square où l’Union Jack (le drapeau anglais) a été descendu le 18 février 1965 pour faire place aux couleurs du pays. Après le défilé civil et militaire, le président Adama Barrow a, dans son discours, exhorté ses compatriotes au travail et à l’unité pour « une indépendance économique » au cours de cette décennie. Il a par ailleurs lancé un message d’apaisement à la classe politique dans un contexte socio-politique tendu.

BANJUL - Comme à l’accoutumée ces trois dernières années, c’est dans la solennité et sobriété que la Gambie a célébré le 55e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. 10h et quart, arrivée du chef de l’État. Après le passage en revue des troupes, place au défilé civil et militaire pendant près de trois quarts d’heures.

Dans son discours le chef de l’État a d’abord rappelé toute la symbolique de cette journée avant d’exhorter ses compatriotes à conjuguer leurs efforts pour dit-il « une indépendance économique » désormais. « Mes chers compatriotes, c’est un moment pour méditer sur ce que requiert la souveraineté. Celle-ci doit être plus que politique, elle doit être sociale et économique. Sortant de plusieurs décennies de sous-développement et de dictature, l’heure a sonné pour nous de réfléchir objectivement sur ce qu’il faut faire autrement pour un meilleur résultat », a-t-il appelé.

Dans un contexte de tensions socio-politiques tendu, faisant référence aux récentes manifestations du collectif anti-présidentiel « Operation 3 years Jotna » dont les leaders sont actuellement en détention, le numéro un gambien a lancé un message à la classe politique.

« Faisons preuve de maturité. Prouvons aux uns et aux autres que nous sommes capables de nous autogérer malgré nos différences, a-t-il encouragé. Exprimons nos opinions avec respect et dignité. Evitons donc les discours de haine qui ne font que nous diviser. La politique n’est pas une question d’appartenance linguistique ou tribale, c’est plutôt une question de développement de la nation et de sa destinée », ajoute Barrow.

Par ailleurs, le président Barrow a vanté son bilan en soulignant que désormais les Gambiens « jouissent » plus que jamais d’une véritable indépendance politique dans leur pays.

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