GÉNÉRAL MAMADOU NIANG : « J’AI BON ESPOIR QUE LE DIALOGUE ABOUTIRA »

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ENTRETIEN EXCLUSIF

Président de la commission cellulaire pour le dialogue politique, le général Mamadou Niang sera installé dans ses fonctions vendredi prochain, 31 mai. Dans un entretien exclusif accordé à Iradio, il déroule sa feuille de route.


Vous venez d’être nommé président de la commission cellulaire pour le dialogue politique. Quelle sera votre feuille de route ?

Il faudrait d’abord se concerter, avec les uns et les autres, pour établir définitivement une feuille de route. Je ne peux pas, d’emblée, dire ceci ou cela. Mais, globalement ce qu’il faut retenir c’est que nous travaillons tous pour le pays, le Sénégal. Et, faire en sorte qu’il ait consensus autour de tous les points qui seront soulevés et permettant au Sénégal d’améliorer son principe de travailler dans la concertation et l’entente. C’est ce que vient de lancer, ce mardi, le président de la République, que nous saluons. Puisque, effectivement dans ce pays on ne peut pas aller de l’avant si nous ne nous concertons pas. Et arriver à un consensus, c’est trouver un consensus sur lequel tout le monde est d’accord. La perfection n’étant pas de ce monde, il faudra bien s’accommoder d’un minimum de plateforme sur laquelle tout le monde se retrouve.

Une partie de l’opposition n’a pas participé au dialogue. Comment vous allez concilier ces positions pour qu’ils puissent venir participer au dialogue politique ?

Je pense qu’on ne peut pas être dans un pays et ne pas vouloir participer à la vie de ce pays sachant que les gens ne peuvent pas refuser de venir d’autant plus qu’ils ne savent pas d’entrée de jeu de quoi il s’agit. C’est entre partisans des partis et autres groupes qu’on arrivera à trouver la solution qu’il faut. Donc, il faut être présent pour pouvoir donner un avis, être pour ou contre. On ne peut pas d’entrée de jeu dire je ne suis pas d’accord. Alors qu’on ne sait pas de quoi il s’agit.

Les partis politiques ont beaucoup parlé du processus électoral, on parle de parrainage en disant que ce sera un grand problème, s’il est maintenu pour les locales. Est-ce que ce sont des points de discussions ?

Ce sont des points de discussions. Je suis persuadé qu’on va aborder les modalités d’élections : parrainage, caution, chef de l’opposition etc. Il n’y a pas de tabou. A partir de ce moment-là, comme il n’y a pas de tabou, on ne peut pas être contre ce qu’on ne connait pas ou ce qu’on n’a pas voulu connaitre. Il faut être présent.

Vous avez l’expérience d’avoir dirigé des séries de concertations avec l’ONEL, avec la CENA en tant qu’ancien ministre de l’Intérieur. Pour vous, ce sont des atouts ?

Ce sont des atouts mais ce n’est jamais suffisant. Le monde évolue, les compétences évoluent. Nous avons au Sénégal des compatriotes qui sont de hautes factures en termes de formation juridique et autres sur lesquels il faudra s’appuyer. Je ne suis pas un démiurge capable de tout régler.

Est-ce que vous avez espoir que ce dialogue politique va aboutir ?

J’ai bon espoir que le dialogue aboutira puisqu’il n’y a pas de raison qu’il
n’aboutisse pas. Si nous sommes tous sincères et honnêtes dans ce que nous faisons, si nous mettons les intérêts du Sénégal complètement en avant de tout, oui ça aboutira. Maintenant, si chacun veut mettre son petit intérêt à côté, bien sûr, cela ne marchera pas.

Certains partis de l’opposition parlent de crise de confiance entre eux et l’exécutif. Est-ce qu’il est possible de rétablir ce climat de confiance ?

Quand ils viendront à ces tables de concertations, ils sont eux-mêmes l’exécutif puisque ce sont eux qui proposent. Dans ce pays, il faut accepter d’être à la table des négociations, de parler les uns avec les autres.

Est-ce que dans ces négociations les dossiers de Karim Wade et de Khalifa Sall seront sur la table ?

Quand on parle de parrainage et autre, cela n’a rien à voir avec les dossiers de Karim Wade et Khalifa Sall. Il ne faut pas mélanger les choses. Je leur souhaite un excellent aboutissement. Maintenant, cela mise à part, il ne faut pas aussi mélanger les genres à chaque fois qu’il y a une réunion. Je ne peux pas parler d’élection, je ne peux pas parler de modalité de fichier électoral et autre, et traiter des problèmes qui ne sont pas de ma compétence.

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