GOUVERNANCE DE LA MIGRATION : DES ACTEURS PLAIDENT POUR LA VALIDATION DU DNPM

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L’adoption politique du Document national de politique migratoire (DNPM) suscite un débat. Des organisations de la Société civile comme Remidev (Réseau pour la migration et le développement) s’intéressent à la question et plaident pour sa validation politique. C’est ainsi qu’avec le partenariat de la fondation allemande, Heinrich Böll, Remidev a initié un e-panel pour discuter de ce document qui devrait être la référence nationale dans le domaine de migration.

Bouclé techniquement, depuis 2018, après trois années (2015-2018) de travaux, le DPNM reste bloqué dans les tiroirs de l’administration centrale. Après avoir été piloté par la Direction du Développement du Capital humain, sa mise œuvre tarde parce que n’étant pas encore validée sur le plan politique. Une situation que le Directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’Extérieur, Christian Assogba explique par un ’’certain bouleversement institutionnel’’.

Toutefois, M. Assogba rassure qu’il y a des avancées avec les récentes instructions du chef de l’Etat dans ce sens. « Il y a deux mois, le dossier a été soulevé en conseil des ministres. Et le président de la République a demandé aux ministres de l’Economie et des Affaires Étrangères de retravailler sur ce document eu égard à un certain nombre de faits et de situations qui se sont passés entre temps, 2018 à 2020, pour que l’on puisse avoir un document qui réponde réellement aux enjeux de l’heure », a déclaré M. Assogba.

Le Sénégal était bien en avance dans la conception de la politique migratoire. Mais aujourd’hui, il est très en retard par rapport aux pays qui ont adopté leur DPNM. Un dysfonctionnement que la présidente de l’Alliance pour les Migrations, le leadership et de le Développement, Nioro Ndiaye, ne parvient pas à cerner. « Quand-il y a un document qui est validé techniquement et tarde à l’être politiquement, c’est qu’il y a un os quelques parts », a déclaré l’ancien ministre socialiste qui était l’une des invités de ce panel.

Ancien conseiller-technique à la Primature, l’Économiste, Moubarak Lô a eu travaillé sur ce dossier. Pour lui, le document doit être adopté. Moubarak Lô estime aussi qu’il soit adapté au contexte actuel. « Ce document, il faut qu’on l’adopte, mais il faudrait en même temps qu’on le revisite. 2018 n’est pas loin. Mais il y a eu pas mal d’innovations qui ont été adoptées au niveau international dans le domaine de la migration et faut tenir compte de cela », a-t-il suggéré.

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