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GRAVE PÉNURIE DE CARBURANT

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8h du matin dans une station-service de la capitale gambienne. Elle a été prise d’assaut dès l’aube par les automobilistes, taximen et particuliers. De longues files sont formées çà et là. Plusieurs dizaines de bidons sont posés à même le sol. On se bouscule, on se chamaille pour faire le plein.

Modou Diom, taximan, fait le pied de grue depuis 6h du matin. Il est très affecté par la pénurie. « Sans carburant comment pouvons-nous travailler, s’interroge-t-il. Tous nos véhicules sont à l’arrêt. Je n’ai pas pu travailler hier faute de carburant. A ce rythme, je risque de ne pas travailler aujourd’hui également, s’inquiète le travailleur. »

Jah oïl, fait partie des rares stations à vendre encore du carburant dans Banjul.
Ibrahima Diop, automobiliste particulier a dû prendre un taxi pour venir acheter du gasoil dans un bidon de 20 litres. Il peut pousser un ouf de soulagement après plusieurs heures d’attente.

Manque à gagner
« Je n’ai pu acheter que 20l. Ce n’est pas assez, mais je n’ai pas le choix. Au moins, je pourrai rouler avec ça pendant 2 jours. »
Les automobilistes ne sont pas les seuls affectés par cette pénurie. Pour Kéba Diallo, la cinquantaine, ce sont les usagers qui sont les plus impactés.

« Nous ressentons beaucoup de désagréments. Bon nombre de véhicules de transport en commun sont à l’arrêt faute de carburant. Les rares taxis qui circulent renchérissent les tarifs. Ce qui est incompréhensible parce que le prix du litre à la pompe n’a pas augmenté. »

Les automobilistes et usagers rencontrés déplorent tous le manque à gagner causé par cette rupture de stock et appellent le gouvernement à y trouver une solution au plus vite possible.

Amadou BARRY
(Correspondant)

4 novembre 2021