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GUERRE DES TRANCHÉES ENTRE SYNDICALISTES ET LA DIRECTION

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Des travailleurs de Dbf qui est devenu Société des chemins de fer du Sénégal (Scfs), très en colère ce lundi, ont parlé d’un ton ferme. À Dakar Bamako ferroviaire, assurent-ils, la situation est jugée catastrophique. La boîte est mal gérée, de façon partisane nébuleuse, frauduleuse et scandaleuse, selon les propre terme de cheminots.

" Comment Kibily Touré Dg de l’ex-Dbf peut payer un salaire de plus d’un millions à des retraités qui ne font rien pour la boîte. S’il croit qu’il peut compter sur un syndicat de quinze personnes, ils se trompe", martèle Babacar Gaye, membre de Syt-rail. Le porte-parole du jour estime que le patron de Dbf divise les travailleurs et fait fi des directives des États du Mali et du Sénégal sur l’abrogation de Dbf pour rentrer dans la relance du chemin de fer.

" Kibily Touré ne tient pas ses promesses. Nous savons tous que le train ne sifflera pas de sitôt. L’État doit éclaircir notre situation. Le projet Tamba à écartement standard avec les canadien est un projet d’étude et nous ne pouvons plus attendre. De même que le corridor Dakar-Bamako avec la banque mondiale en étude aussi. L’État doit prendre ses responsabilités pour mettre fin à ce calvaire", tonne Babacar Gaye. Les cheminots disent être prêts à faire face au Dg de l’ex-Dbf qui, selon eux, est la source de leurs maux.

" Nous interpellons L’État du Sénégal et demandons le départ de Monsieur Kibily Touré. Et le plus rapidement possible. "Il est le facteur bloquant de notre boîte, les chemins de fer. Kibily Touré est dans les démarches souterraines, il ne fait aucun acte public. Tout ce qu’il fait c’est de faire croire à un groupe de personnes des balivernes en convoquant des réunions à Radisson et à Pulman", poursuit Babacar Gaye.

La réplique de l’administrateur de Dakar Bamako ferroviaire devenu société nationale des chemins de fer de Sénégal
Face aux accusations des cheminots, Kibily Touré parle d’un tissu de mensonges. Selon lui, avec un nouveau partenaire financier, la relance de la société est sur de bons "rails", avec des locomotives déjà acquises. À la fin du mois de juin 2021, il a pu trouver, pour le compte de la société, un accord de principe avec la Corporation commerciale canadienne (CCC).

C’est d’ailleurs suite à cet accord qu’il a pu obtenir trois locomotives. Autres précisions faites par le patron de la Société des chemins de fer est que Dakar Bamako ferroviaire était à la l’arrêt pour ne pas dire à la "gare" depuis des années, avant ces présents acquis. « Nous avons trouvé une boîte qui n’était pas active, mais nous avons cru et essayer de mériter la confiance des autorités sur notre personne. Tout ce qui nous importe, c’est la relance de l’entreprise » dit-il. Sur les questions de gestion nébuleuse et partisane, sans oublier le favoritisme, Kibily Touré botte en touche. "Vous pouvez faire votre enquête, vous ne verrez pas un neveu, une nièce ou un parent de l’administrateur que je suis qui travaille dans la société. Autre chose, aucun des cheminots à la retraite qui sont payés sans travailler il n’en existe pas. Ceux-là qui veulent gagner de l’argent sans travailler, ce sont ceux-là qui portent de fausses informations sur d’honnêtes personnes qui ont à cœur la relance de la société. Je suis un technocrate, je gère des affaires techniques et non politiques. Ceux qui parlent veulent exister par le chantage et cela ne peut pas prospérer", a dit M. Touré.

D’ailleurs, il menace de porter plainte pour diffamation. À noter que l’instabilité gouvernementale et les problèmes de sécurité au Mali ont empêché le projet de relance conjointe avec le Mali de ne pas aboutir. C’est pourquoi chaque État essaie, avec ses partenaires, de faire sa propre mue.

Isidore Alexandre SENE
(Correspondant à Thiès)

12 avril 2022


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