GUY MARIUS DÉNONCE DES VIOLENCES POLICIÈRES ET EXIGE LA LIBÉRATION DE SES CAMARADES

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JUSTICE

Frapp-France Dégage a tenu une conférence de presse, ce lundi, pour se prononcer sur l’affaire des 19 manifestants qui, arrêtés le 8 février dernier, ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs, organisation d’un mouvement insurrectionnel, violence et voie de fait à agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions, dégradation de biens appartenant à l’Etat et d’incendie criminel. Guy Marius Sagna a dénoncé les violences policières qui ont été exercées sur ceux qui ont été arrêtés. « Nous dénonçons ces violences. Même un condamné ne doit pas être violenté à plus forte raison un présumé innocent. Ceux qui ont été arrêtés lors de ces manifestations ont été sévèrement violentés. Ils ont des coups sur des parties sensibles de leurs corps », s’est indigné Guy Marius Sagna. Qui, dans le même ordre d’idées, interpelle directement le président de la République qu’il indexe comme étant l’auteur de toutes ces violences. « Tout ça, c’est à cause du complot du président de la République. Il veut éliminer un adversaire politique pour valider son troisième mandat. Mais, c’est peine perdue. Le peuple saura résister. Ces violences policières ne nous ébranlent pas. Nous continuerons à défendre la république », a déclaré Guy Marius Sagna.

Selon lui, les accusations portées contre les personnes arrêtées ne sont pas fondées. D’après lui, ce sont les grenades lacrymogènes lancées par les policiers qui ont calciné les véhicules. « Il y a des voitures qui ont été écrasées par les blindés des policiers », a insisté Guy Marius Sagna. Il s’est appesanti sur le cas de Mouhamed Ndoye, accusé d’avoir incendié le véhicule qui était stationné devant le Prodac. Ce dernier, alerte Guy Marius Sagna, a subi des violences atroces. « Les policiers se sont défoulé sur lui. Il a encaissé des coups de godasses sur ses testicules », a-t-il dénoncé avant d’annoncer qu’il va déposer dans les jours à venir une lettre de protestation au commissariat central et à Dieuppeul.

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