Gestion du Cesti : Le Saes et le Sudes à couteaux tirés

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GRÈVE

Le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal SUDES/ESR et le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) sont à couteaux tirés sur la gestion du Centre d’études des sciences techniques et de l’information (Cesti). « Si le droit de grève est consacré par la loi sénégalaise, il n’autorise nullement les personnels qui en usent à obliger par la force des collègues qui veulent dispenser leurs enseignements à le faire », lit-on dans le communiqué du Sudes/Esr. L’organisation syndicale déplore le fait que les enseignants affiliés au Saes empêchent la tenue des cours au Cesti. Sudes/Esr trouve inadmissible de tels agissements « qui violent clairement les franchises universitaires et sont inédits dans l’espace universitaire sénégalais ». De même, le Sudes dénonce la non-réaction du recteur de l’université face à cette situation alors qu’il a été saisi par courrier. « Le Sudes/ESR avait saisi par courrier Monsieur le Recteur de l’Ucad pour l’avertir que des menaces avaient été proférées par les membres d’un autre syndicat et lui rappeler son obligation de ne pas laisser prospérer le terrorisme syndical au sein de l’Université. L’inaction du Recteur Ibrahima Thioub est donc la preuve d’une complicité objective face au harcèlement dont Mme la Directrice du CESTI est la victime depuis un certain temps déjà au sein de l’Institution qu’elle préside », mentionne-t-on dans le document de presse. Qui renseigne que le Sudes condamne fermement « l’attitude irresponsable et illégale des collègues qui cherchent à imposer une grève impopulaire par la terreur ».

De son côté, le Saes a également sorti un communiqué pour dépeindre la directrice du Cesti comme étant la responsable principale de toute la crise que traverse l’école de journalisme. Ce, depuis l’annulation de la cérémonie de distribution des gilets de presse à la vielle du démarrage de l’élection présidentielle du 24 février dernier. Selon le Saes/Cesti, Madame Cousson Traoré Sall a pris en otage l’institution et l’a fragilisée. Ainsi, Saes/Cesti demande au recteur de prendre ses responsabilités et appelle à la convocation immédiate du conseil d’établissement pour parler de la situation.

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