HOMMAGE À JOSEPH ISSA SAYEGH (Par Pr. Abdoulaye SAKHO)

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NÉCROLOGIE

Certains noms marquent à jamais des générations de juristes. C’est le cas de l’acronyme ISSA SAYEGH La plupart des juristes formés à Dakar, qui sont aujourd’hui aux affaires dans tous les domaines, connaissent ce nom et ce qu’il représente pour toute une génération de professeurs de droit qui était les assistants aux travaux dirigés à la faculté dans les années 80/90.

Oui, Moussa Samb, Isaac Y. Ndiaye (deux qui ont soutenus leur thèse à un jour d’intervalle avec lui) et Ndiaw Diouf, nous sommes tristes, nous sommes orphelins ce soir. On a beau savoir Jo malade depuis quelques années, il est toujours difficile d’accepter cette réalité qu’est la mort. Elle a emporté Jo mais son œuvre demeurera encore longtemps. Elle s’est perpétuée avec les excellents profs que je viens de citer et elle est gravée dans les nombreux écrits que nous a laissé Joseph Issa Sayegh.

Je le revois dans une conversation que nous avons eu juste après le concours d’agrégation me demandant de ne pas abandonner l’université parce qu’il voyait combien j’étais sollicité de l’extérieur. Eh bien mon cher Jo, je suis resté et je suis même resté jusqu’au bout. Je ne le regrette pas du tout car notre métier, un sacerdoce est noble et nous offre la plus grande richesse en ce bas monde : l’humanité.

Jo, je sais te devoir une énorme dette intellectuelle pour l’usage de tes écrits dans mes recherches. Je te dois aussi une dette sociale pour avoir terminé la direction de ma thèse. Cette thèse dont tu avoué ne pas très bien savoir ce que je cherchais à l’époque. Cette thèse dont l’intervention salutaire de Gérard Farjat, en ton domicile, t’a finalement convaincu de l’utilité et de la pertinence pour le droit économique naissant.

Je suis fier d’avoir appris à tes cotés le métier que nous partageons en commun.

Les disciples que nous sommes s’évertueront à utiliser les formes idoines chez les juristes universitaires pour t’exprimer leur gratitude et leur reconnaissance. Je n’en doute pas un seul instant.

Mes condoléances à la communauté des juristes, à l’université Cheikh Anta Diop, à la faculté de Droit de Nice et à tes proches dont Michelle, les enfants et notre grande sœur Eugénie.

Mission accomplie, Jo.

Repose en paix.

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